Les ambassadeurs nationaux auprès de l'UE (Coreper) n'ont pas été en mesure, mercredi 25 avril, d'initier la procédure écrite permettant d'adopter la réforme a minima de la loi électorale de l'UE (EUROPE 12003).
Selon nos informations, la délégation belge a indiqué qu'elle s'abstiendrait sur la proposition législative. En revanche, l'Italie, faute de gouvernement en place, n'a toujours pas été en mesure de lever sa réserve. Les autorités italiennes ont indiqué qu'elles devaient au préalable consulter la commission parlementaire compétente du Parlement national.
Lors du Conseil 'Affaires générales', la Présidence bulgare du Conseil de l'UE avait espéré qu'une décision à l'unanimité serait prise d'ici à fin avril. Selon la jurisprudence européenne, toute réforme de la loi électorale de l'UE doit avoir été adoptée au niveau européen au moins un an avant les élections européennes suivantes, programmées du 26 au 29 mai 2019, afin que les États membres puissent l'intégrer dans leur droit national.
L'Allemagne a absolument besoin de cette réforme pour pouvoir introduire un seuil minimum de voix (entre 2 % et 5 %) pour qu'un candidat soit élu député européen. (Mathieu Bion)