Le Parlement européen a réalisé, mercredi 18 avril, un examen assez critique de la mise en œuvre des 9 instruments de financement extérieur de l’Union européenne. Sur 2014-2020, l’UE a affecté 51,8 milliards d’euros à son action extérieure, dont 32 milliards via ces instruments.
Le rapport de Marietje Schaake (ADLE, néerlandaise), que les députés ont adopté (462 voix pour, 82 contre, 151 abstentions), regrette que « la quantité et le manque de souplesse et de cohérence du financement de l’Union (...) dénotent l’ambition limitée de l’Union d’agir en tant que véritable acteur mondial ». Selon le PE, « il est essentiel que les instruments soient complémentaires, puissent être adaptés au contexte local et fassent rapidement et efficacement face à des défis nouveaux et imprévus sans que leurs objectifs initiaux ne soient perdus de vue ».
Le Parlement regrette que les contributions du budget de l’Union aux fonds fiduciaires et à la facilité en faveur des réfugiés en Turquie limitent la cohérence globale, les perspectives à long terme et l’incidence de l’action de l’Union. « Les nouvelles priorités doivent être financées au moyen de nouveaux crédits », ajoute-t-il.
Les députés plaident pour que, lors du cadre financier pluriannuel post-2020, le financement des instruments - dont ils demandent la réforme - soit lié à des actions extérieures ambitieuses. En outre, le budget de l’UE en tant qu’acteur mondial devra être augmenté, estiment-ils. (Camille-Cerise Gessant)