Le président géorgien, Guiorgui Margvelashvili, s’est engagé jeudi 8 mars, à renforcer les discussions concernant les visas, alors que plusieurs États membres, notamment l’Allemagne et la Suède, se plaignent du fait que des Géorgiens abusent du système de régime sans visa pour déposer une demande d’asile.
« Le gouvernement géorgien a pris une position extrêmement active et responsable, concernant chaque question soulevée par nos partenaires et nous sommes encore prêts à faire de notre mieux pour travailler ensemble, pour avoir une coopération beaucoup plus efficace, qui fonctionne mieux et qui soit suivie », a promis le président après une rencontre avec le président du Conseil européen, Donald Tusk. Ce dernier a salué l’engagement des autorités géorgiennes à poursuivre le travail avec les États membres « pour s'assurer que le régime sans visa fonctionne correctement ».
En janvier 2018, la Géorgie était le 6e pays en termes de demande d’asile. 1859 citoyens géorgiens ont ainsi déposé une demande, ce qui fait de janvier un mois record depuis janvier 2014, selon EASO. Le nombre de demandes a commencé à augmenter à partir de mi-2017, avec une intensification de la tendance depuis septembre. Le pays bénéficie d’un régime sans visa depuis le 28 mars 2017.
MM. Tusk et Margvelashvili se sont aussi entretenus sur la coopération entre l’UE et la Géorgie. « Nous avons discuté de l'avenir des relations, y compris des propositions pragmatiques du gouvernement géorgien pour faire progresser l'intégration et la coopération avec l'UE. Nous travaillerons à rendre ces idées plus concrètes dans les mois à venir », a annoncé M. Tusk, sans donner plus détails. Il a ajouté que l’UE allait continuer de soutenir les réformes dans le pays. Selon M. Margvelashvili, il y a un « agenda étendu de développement de la coopération, que ce soit en économie, dans l'éducation, dans la recherche ou en politique ».
M. Tusk a aussi rappelé l’engagement de l’UE concernant les efforts de résolution des conflits en Géorgie et son soutien à l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie, dans ses frontières internationalement reconnues. « Nous sommes préoccupés par les tentatives d'annexion rampante des deux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)