Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé, mercredi 20 septembre, à une Organisation des Nations Unies « plus énergique et moins bureaucratique », lors de son discours à la tribune de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York.
« Nous attendons des Nations Unies qu’elles deviennent une organisation plus énergique et moins bureaucratique qui puisse agir avec clarté et objectivité dans toutes ses actions », a lancé M. Tusk, ajoutant que l’UE considérait le programme de réforme en cours de l’institution internationale comme le « minimum nécessaire ».
Selon lui, « les Nations Unies sont le meilleur moyen d'aborder à l'échelle mondiale les conflits d'aujourd'hui, la famine, les déplacements forcés, le terrorisme et le retour des tensions nucléaires ». Il a aussi estimé que l’ONU devait faire plus dans la lutte contre la radicalisation. « Pour l'UE et ses États membres, il est impératif pour l'ONU de relever ces défis », a ajouté M. Tusk.
M. Tusk a ajouté que l’ONU restait un « forum vital » pour le débat et « un outil pour mettre en œuvre » la volonté collective, « même si elle avait baissé dans l'estime populaire au cours des dernières années ». Il a appelé les dirigeants à prouver que l’ONU rassemble « ceux qui n'ont pas renoncé, au nom de leurs propres intérêts égoïstes, à la dimension éthique de la politique ».
« Avoir une action internationale solide, crédible et transformatrice est le défi. L'UE ne renoncera jamais à travailler avec, et au sein des Nations Unies, tant que ce défi ne sera pas relevé », a ajouté M. Tusk. « Notre priorité européenne sera toujours de réagir vigoureusement au mal, à la violence et à l'anarchie dans la vie internationale. Dans la confrontation avec le mal, l'UE et l'ONU ne peuvent pas hésiter », a-t-il ajouté. « L'ONU n'est pas là pour chercher lâchement un compromis avec le mal, mais pour mobiliser la communauté mondiale pour lutter contre », a dit M. Tusk, estimant qu'un « jugement moral de la réalité, clair et univoque, devait être le premier principe de (l') action commune ». (Camille-Cerise Gessant)