Au nom des délégations hongroise, slovaque, lituanienne, bulgare et roumaine, la Pologne a attiré l’attention du Conseil, mardi 18 juillet à Bruxelles, sur la question de la disponibilité des terres pour les agriculteurs de l'Union européenne. Cette disponibilité est remise en question par des pratiques comme la spéculation et la concentration excessive des terres agricoles (EUROPE 11750).
La Pologne a souligné la nécessité de considérer l'accès à la terre comme un intérêt public supérieur et de défendre les législations nationales visant à améliorer le fonctionnement des marchés nationaux en matière de commerce des terres agricoles.
Plusieurs ministres de l’Agriculture ont dit partager les préoccupations et les demandes polonaises, dont ceux d’Allemagne, de Slovénie, de Lettonie, de Hongrie, de Croatie, de Grèce et de Lituanie. La Commission européenne s’est montrée ouverte à l’idée de mieux coopérer avec les États membres afin de trouver des solutions au problème dans le plein respect des libertés du marché intérieur. La Commission a récemment demandé le maintien des mesures transitoires en Croatie concernant l’acquisition de terres agricoles (EUROPE 11784). (Lionel Changeur)