Les ministres des Affaires étrangères ont souligné, lundi 17 juillet, que l’UE accordait une « importance particulière au renforcement de la coopération avec le Pakistan en matière de sécurité et de défense », notamment concernant la lutte contre le terrorisme.
Dans leurs conclusions sur le Pakistan, les ministres expliquent que l’UE est « déterminée à travailler aux côtés du Pakistan pour lutter contre le terrorisme et les menaces terroristes sous toutes leurs formes pour intensifier la coopération en vue de prévenir et combattre l'extrémisme violent, la radicalisation et le recrutement, et pour s'attaquer à leurs causes profondes, dans le respect des normes relatives aux droits de l'homme ». L’UE rappelle l’importance de lutter contre le financement des activités terroristes et demande à Islamabad d’intensifier ses efforts afin que le pays ne puisse pas être utilisé pour la préparation d'activités terroristes. Lors du prochain dialogue bilatéral contre le terrorisme, prévu pour octobre, « de nouveaux domaines de coopération plus spécifiques devraient être discutés », précisent les conclusions.
Le Conseil revient sur les questions migratoires, rappelant que l'accord de réadmission « constitue une priorité pour l'UE et un élément essentiel de ses relations globales avec le Pakistan ». Islamabad doit accélérer ses efforts pour faciliter le retour de ses migrants en situation irrégulière, ajoutent les ministres, rappelant que l'UE était prête à envisager des actions ciblées supplémentaires pour aider les populations afghanes déplacées au Pakistan.
Autre « volet essentiel » des relations bilatérales : la promotion des droits de l'homme et de l'État de droit.
« L'organisation d'un troisième sommet ad hoc UE-Pakistan dépendra des progrès réalisés, notamment dans les domaines des droits de l'homme et de la migration, y compris la réadmission », rappellent ainsi les ministres.
Par ailleurs, les ministres notent que le plan quinquennal UE-Pakistan 2012-2017, qui arrive à échéance cette année, « a contribué à approfondir les relations bilatérales entre l'UE et le Pakistan » et « permis d'intensifier les dialogues institutionnels couvrant des domaines prioritaires, notamment la coopération politique, la sécurité, la gouvernance et les droits de l'homme, les migrations, le commerce et l'énergie ». « D'autres dialogues ont été mis en place dans de nouveaux domaines, tels que la lutte contre le terrorisme, la non-prolifération et le désarmement », souligne le Conseil. (Camille-Cerise Gessant)