En visite à Alger, mercredi 19 et jeudi 20 juillet, le commissaire chargé de l'Élargissement et de la Politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, devait réaffirmer le soutien de l'UE aux efforts de diversification et de modernisation du régime commercial de l'économie algérienne, tout en encourageant le gouvernement algérien à traduire en actions et en réformes concrètes les priorités du partenariat UE/Algérie adoptées le 13 mars, a annoncé la Commission européenne.
Ces priorités proposent un dialogue politique axé sur la gouvernance, l'État de droit et la promotion des droits fondamentaux et une coopération pour le développement socio-économique basé sur l'intensification des échanges commerciaux et l'accès au marché européen. Le nouvel engagement bilatéral vise aussi à nouer un partenariat énergétique, environnemental et de développement durable et un dialogue stratégique et en matière de sécurité, de migrations et de mobilité (EUROPE 11744).
L'UE est un partenaire clé pour la diversification de l'économie algérienne avec 18 projets en soutien de la croissance économique du pays totalisant plus de 200 millions d'euros et couvrant un large éventail de secteurs allant de l'agro-industrie à la promotion des énergies renouvelables. En outre, l'UE soutient l'Algérie dans ses efforts pour améliorer le climat des affaires, réformer la formation professionnelle et assurer la convergence réglementaire pour faciliter l'accès au marché de l'UE.
En marge de la visite de M. Hahn à Alger, la Commission lance ce jeudi un programme de jumelage avec l'Algérie dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) avec pour objectif de renforcer le régime d'innovation et la R&D en Algérie. À travers la mise en place d'une assistance peer-to-peer et d'un partage d'expertise entre experts européens et algériens, ce projet vise à améliorer l'environnement pour le développement des TIC en Algérie et à renforcer les synergies en matière de R&D entre la recherche et l'industrie à travers la collaboration avec des instituts spécialisés et des centres de recherche. Ce projet réunira des experts du ministère allemand de l'Économie, de la fondation française Sophia Antipolis et leurs contreparties algériennes.
L'Algérie a adhéré la semaine dernière au partenariat sur la recherche et l'innovation dans la région méditerranéenne (PRIMA), qui vise à répondre aux défis des ressources en eau et des systèmes alimentaires dans la région (EUROPE 11775). Ce programme, qui sera lancé en 2018, est doté d'un budget de 500 millions d'euros financé par l'UE à hauteur de 220 millions d'euros et par les pays de la région - Algérie, Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie - pour le reste. (Emmanuel Hagry)