Les décideurs politiques et parties prenantes du secteur des transports ont plaidé pour une approche globale, à l’occasion d’une conférence organisée par le groupe ADLE sur le thème du futur de la mobilité, mercredi 28 juin dans l’après-midi.
Y étaient conviés le commissaire à l’Énergie et à l’Action pour le climat, Miguel Arias Cañete, des députés européens, des fonctionnaires de la Commission européenne ainsi que des représentants de la société civile.
Si deux ateliers distincts sur « Les véhicules autonomes et connectés » et « La mobilité durable et propre » étaient organisés, force est de constater que l’ensemble des acteurs s’accorde sur le fait que les deux problématiques ne peuvent pas être dissociées, les nouvelles technologies devant être utilisées au service de l’environnement.
Invité à présenter le travail de la Commission dans les transports, M. Cañete a ainsi tenu à rappeler que l’objectif de l’institution était de « moderniser les transports européens pour parvenir à une mobilité propre, connectée et compétitive ». Pour illustrer les interactions entre nouvelles technologies et durabilité, le commissaire a notamment évoqué « les nouvelles solutions de mobilité qui ont émergé grâce aux technologies numériques – telles que le covoiturage ou le partage de véhicules – qui changent la manière dont nous utilisons quotidiennement les transports ».
Carl Friedrich Eckhardt, directeur du centre de compétence pour la mobilité urbaine de BMW a également souhaité présenter la problématique du futur de la mobilité sous le prisme de transports propres et connectés. Selon lui, la technologie va permettre de « changer radicalement la qualité de vie » des citoyens, notamment en permettant une mobilité durable. Alors que les moyens technologiques existent déjà, la volonté politique serait, d’après l’expert, insuffisante et c’est grâce à celle-ci que le changement pourra prendre forme. Dita Charanzová (ADLE, tchèque), vice-présidente de la commission pour le marché intérieur et la protection des données du Parlement européen, a également fait appel à cette volonté politique au niveau européen en pointant la nécessité d’un cadre législatif sur les nouvelles technologies. Ce, notamment pour mettre fin aux craintes des consommateurs et permettre l’utilisation des technologies dans l’Union.
Les intervenants, confirmant cette conception d’une mobilité durable et moderne, ont par ailleurs appelé tous les acteurs du secteur, y compris les villes, dans lesquelles 70% de la population mondiale est appelée à vivre dans un futur proche, à s’impliquer dans ce processus de transition écologique et technologique. (Lucas Tripoteau)