L’Union européenne se réjouit de la bonne mise en œuvre de son appui au développement de l’économie algérienne, jusqu’à présent trop centrée sur la rente pétrolière et gazière.
L’instrument focal de cet appui est le programme 'P3A' d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association dont un premier bilan est tiré à la veille de son échéance et de son renouvellement.
Lancé en 2007 avec une dotation de 10 millions d’euros, renouvelé dans une 2ème phase en 2012 avec 29 millions d’euros, il arrive, en 2017, au terme de sa 3ème phase avec un budget de 35 millions d’euros.
D'après une publication de la délégation de l'UE à Alger, le programme P3A aurait ainsi soutenu « 25 actions ponctuelles et 19 missions » de l'instrument TAIEX de jumelage, sorte de coaching administratif basé sur des expériences d’États membres de l’UE. En outre, cinq jumelages au titre du P3A II ont été clôturés et 14 projets lancés au titre du P3A III, sur un éventail de secteurs couvrant la sécurité routière, l’administration fiscale, la protection civile, le commerce, les travaux publics, la cour des comptes.
Pour l’ambassadeur européen en Algérie, John O’Rourke, « dans le Maghreb, l’Algérie est championne de l’utilisation » de cet instrument de jumelage, lequel « répond aux besoins formulés par la partie algérienne » et soutien l'allègement de la bureaucratie et la diversification d’une économie excessivement basée (près de 96%) sur le commerce des hydrocarbures.
« La baisse des hydrocarbures est en fait une chance pour le reste de l’économie de se développer d’une façon plus vertueuse, plus à même de poser les jalons d’une économie plus diversifiée et plus solide », a affirmé l’ambassadeur, qui évoque aussi la préparation d'une 4ème édition du programme P3A. (Fathi B’Chir)