La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le nouveau représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer, ont souligné, lors de leur première rencontre, mercredi 7 juin, en marge du Conseil ministériel annuel de l'OCDE, à Paris, leur « intérêt commun » pour « renforcer les relations économiques et commerciales UE/États-Unis et répondre à leurs préoccupations mutuelles en matière de commerce au plan mondial ».
Le commerce bilatéral UE/États-Unis, l'élargissement des possibilités d'exportation et les préparatifs de la 11ème conférence ministérielle de l'OMC en décembre à Buenos Aires ont été au centre des discussions, précise un communiqué du bureau de l'USTR.
M. Lighthizer a exprimé son engagement à « impliquer tous les partenaires commerciaux des États-Unis dans la promotion du commerce libre et loyal pour une situation de concurrence équitable dans l'économie mondiale ».
Après la visite à Bruxelles du président américain, Donald Trump, le 25 mai, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait annoncé la tenue prochaine de consultations sur le commerce entre la Commission et l'administration américaine afin de réduire les divergences de vues bilatérales en la matière. M. Juncker n'a pas précisé si la reprise des négociations de libre-échange UE/États-Unis (TTIP), à l'arrêt depuis fin 2016, avait été évoquée (EUROPE 11797).
L'UE reste dans l'attente d'une position de l'administration Trump sur les pourparlers TTIP, mis en pause depuis le dernier round de négociations au plan technique, en octobre 2016, sous l'administration américaine précédente conduite par Barack Obama (EUROPE 11654).
En outre, la politique commerciale mondiale de M. Trump inquiète l'UE, tant pour ses initiatives visant à examiner les causes et à remédier au déficit commercial américain que pour ses menaces de désengagement au niveau multilatéral (EUROPE 11786).
Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a affirmé, le 30 mai, que les États-Unis étaient « ouverts » à une reprise des négociations TTIP. « Il est judicieux de continuer les négociations sur le TTIP et de travailler à une solution qui augmente nos échanges de manière générale tout en réduisant notre déficit commercial. Ce n'est pas un hasard que nous nous soyons retirés du TPP (le Partenariat transpacifique), mais pas du TTIP », a-t-il ajouté. (Emmanuel Hagry)