Le commissaire européen chargé des Migrations et des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, a salué l’adoption définitive au Conseil de l'UE du régime de libéralisation des visas pour les ressortissants géorgiens ainsi que l’adoption du mécanisme de suspension de ces mêmes régimes sans visas, qui rend possible l’octroi de la libéralisation à la Géorgie.
Le commissaire a évoqué, dans un communiqué, un « jour historique » pour les Géorgiens, qui vont désormais pouvoir se rendre dans l’espace Schengen sans visas pour une période maximale de trois mois. Ce régime rapproche aussi la Géorgie de l’UE, a dit le responsable européen. Il s’est aussi félicité de l’adoption du mécanisme de suspension des régimes sans visas qui « renforcera significativement et augmentera l’efficacité des politiques européennes en matière de visas ».
Ce mécanisme de suspension était une condition clef posée par les États membres pour qu’ils acceptent d’accorder ces régimes de libéralisation. Ils voulaient une adoption et une entrée en vigueur simultanée. Ce mécanisme de suspension a été adopté dans la douleur, le Conseil et le PE s’étant longtemps rejeté la balle avant de trouver un compromis en décembre (EUROPE 11685).
Le mécanisme de suspension permet à un ou plusieurs États membres de redemander des visas aux ressortissants d'un pays visé par la libéralisation dans le cas où ses ressortissants abuseraient du système pour demander l'asile ou bien présenteraient un risque pour la sécurité du ou des pays membre(s). Après la Géorgie, l'Ukraine et le Kosovo doivent, en théorie, obtenir ce régime sans visas. (Solenn Paulic)