27/02/2017 (Agence Europe) – L’Union européenne a appelé, vendredi 24 février dans la soirée, les Philippines à respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit international, en particulier le respect de l'État de droit et des droits de l'homme, après l’arrestation, plus tôt dans la journée, de la sénatrice Leila de Lima, « une des critiques les plus franches de la soi-disant guerre contre la drogue ». Les obligations des Philippines « comprennent le droit à une procédure régulière, l'indépendance du pouvoir judiciaire et un procès équitable », a expliqué une porte-parole de l’UE dans un mail envoyé à EUROPE. « La procédure sera suivie de près par le public aux Philippines et à l'étranger », a-t-elle prévenu, rappelant l’importance que l’UE accordait à la liberté d’expression et d’opinion. Leila de Lima, ancienne secrétaire à la Justice et ancienne présidente de la Commission nationale des droits de l’homme, est accusée de trafic de drogue. (CG)