login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11628
Sommaire Publication complète Par article 10 / 29
ACTION EXTÉRIEURE / Russie

L’UE ne reconnaît pas les élections dans la péninsule de Crimée

La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a annoncé, lundi 19 septembre dans la soirée, que l'UE ne reconnaissait pas les élections à la Douma en Crimée.

« L'Union européenne n'a pas reconnu l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie et, par conséquent, ne reconnaît pas la tenue d'élections dans la péninsule de Crimée », a expliqué la porte-parole dans un communiqué publié à l’issue des élections à la Douma du 18 septembre. Une source européenne a précisé à EUROPE que les quatre députés élus à la Douma pour la Crimée et Sébastopol ne seraient pas reconnus comme des représentants de ces territoires et seraient traités « en accord avec la politique de non-reconnaissance ».

La porte-parole du SEAE a précisé que la mission d’observation de l’OSCE/BIDDH n’avait pas mené ses activités dans les territoires illégalement annexés et que la participation des diplomates des États membres de l'UE aux activités d'observation dans le cadre de la mission de surveillance de l'OSCE/BIDDH avait également été limitée au territoire reconnu de la Fédération de Russie. En plus des quatre députés élus directement dans les territoires annexés, sur les 450 députés de la Douma, 225 sont élus selon un système proportionnel qui tient compte du vote en Crimée et à Sébastopol.

Par ailleurs, la porte-parole du SEAE a « espéré » que les autorités russes allaient faire « tout leur possible » pour répondre aux préoccupations émises dans les conclusions préliminaires de la Mission d’observation électorale de l’OSCE/BIDDH. Elle a expliqué que les conclusions préliminaires révélaient que les élections avaient été administrées de manière transparente par la Commission centrale électorale, mais que demeuraient « des défis aux engagements démocratiques ». La mission électorale a ainsi noté que « l'environnement électoral avait été affecté négativement par des restrictions aux libertés fondamentales et aux droits politiques, des médias fermement contrôlés et un renforcement de la mainmise sur la société civile, ainsi que des lacunes liées à l'enregistrement des candidats et au cadre juridique », a expliqué la porte-parole. Des caméras de surveillance auraient aussi filmé des cas de bourrages d’urnes.

Le parti de Vladimir Poutine, 'Russie unie', devrait obtenir 338 des 450 sièges de la Douma, soit la majorité absolue. Le taux de participation des élections a été de 47,7%, soit beaucoup moins qu’en 2011 (60%). (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - EMPLOI
BRÈVES