Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est rendu, jeudi 8 septembre à Londres, et a rencontré le Premier ministre, Theresa May, à qui il a rappelé que l’UE espérait que les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE puissent démarrer « le plus tôt possible ».
À Londres, M. Tusk a affirmé sur son compte Twitter : « notre objectif est d’établir les relations les plus proches possible entre l’UE et le Royaume-Uni », ajoutant qu’il est « dans l’intérêt de tout le monde de commencer dès que possible ». Il a encore souligné que la balle était « dans le camp » du Royaume-Uni. Cela alors que le responsable européen a entamé une tournée dans l'UE pour préparer le sommet informel des 27 du 16 septembre à Bratislava. À ce propos, ont rapporté les agences de presse, M. Tusk a expliqué que les leaders européens discuteraient à Bratislava des « conséquences politiques du 'Brexit' », mais « cela ne veut pas dire que nous allons discuter de nos futures relations avec le Royaume-Uni ». En effet, « pour cela et surtout pour entamer les négociations, nous avons besoin de la notification formelle, à savoir l’activation de l’article 50 ».
De son côté, Mme May a indiqué qu’elle voulait un processus de ‘Brexit’ qui procède en douceur ('smooth'), sans heurts.
L’atmosphère de cet entretien, qui a duré un peu plus d’une heure, a été qualifiée de « détendue, amicale et chaleureuse » par une porte-parole de Downing street, minimisant le fait que M. Tusk serait venu mettre la pression sur Mme May.
Mercredi 7 septembre, le futur négociateur du ‘Brexit’ pour la Commission européenne, le Français Michel Barnier, a, pour sa part, fait une première intervention publique. Sans dévoiler les voies de négociation, le responsable, qui prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre, a affirmé qu’il était dans l’intérêt de l’UE de garder de bonnes relations avec le Royaume-Uni et qu’il était prêt à démarrer les pourparlers « dès demain ». Michel Barnier a également indiqué qu’un accord sera trouvé avec le Royaume-Uni qui ne nuira pas aux 27 autres États membres.
Guy Verhofstadt, négociateur du PE
Martin Schulz, le président du PE, a proposé, jeudi 8 septembre, en conférence des présidents, que le Belge Guy Verhofstadt, chef de file de l'ADLE au PE, soit désigné négociateur en chef du PE sur le 'Brexit', à côté du Français Michel Barnier pour la Commission et du Belge Didier Seeuws pour le Conseil. (Solenn Paulic)