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Bulletin Quotidien Europe N° 11619
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ACTION EXTÉRIEURE / Ukraine

Le sort des prisonniers politiques doit être pris en compte dans les sanctions

Le député européen Michał Boni (PPE, polonais) a jugé, mercredi 7 septembre, que le sort des prisonniers politiques, détenus en Russie ou en Crimée « occupée », devait être pris en compte lors de la révision des sanctions à l’encontre de la Russie.

Selon M. Boni, la question des prisonniers politiques « sera un argument très fort pour maintenir les sanctions contre la Russie ». « La situation des prisonniers devrait être prise en considération quand les sanctions seront revues », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse en présence de l’ancienne très médiatique prisonnière politique ukrainienne, Nadia Savtchenko (EUROPE 11559). Celle-ci a estimé qu’il était trop tôt pour lever les sanctions. Les sanctions économiques contre la Russie sont liées aux accords de Minsk, qui demandent, entre autres, l’échange et la libération des prisonniers et des personnes illégalement détenues.

M. Boni, et son collègue Mark Demesmaeker (CRE, belge) ont ainsi apporté leur soutien à Nadia Savtchenko qui se bat pour la libération des autres prisonniers politiques.

Mark Demesmaeker a souhaité qu’une pression internationale soit exercée pour que les prisonniers politiques soient libérés. Avec M. Boni, il a précisé que le Parlement était prêt à soutenir le combat pour leur libération. Et selon Lyudmyla Kozlovska, la présidente de la Fondation pour les droits de l'homme, Open dialog, cette pression fonctionne. Elle a d’ailleurs salué la sortie d’hôpital psychiatrique d’Ilmi Umerov, vice-président du Mejlis, l’Assemblée des Tatars de Crimée. Celui-ci reste cependant sous le coup d’une possible peine de prison. L'UE a appelé, à plusieurs reprises, à la libération des prisonniers politiques dont M. Umerov (EUROPE 11611).

Mme Kozlovska a souhaité que l’Europe, en plus d'appeler à la libération des prisonniers, fasse pression sur la Russie pour qu'elle autorise au moins des médecins à se rendre en prison et à fournir l’aide médicale nécessaire aux prisonniers politiques, en Russie et en Crimée.

Selon une source européenne, au moins 29 personnes sont emprisonnées pour des motifs politiques, dont 15 sur le territoire de Crimée (M. Umerov compris). (Camille-Cerise Gessant)

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