Bruxelles, 17/05/2016 (Agence Europe) - Les élections législatives du 5 juin en Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) risquent de ne pas être crédibles puisque trois des quatre principaux partis politiques ne peuvent pas, à l'heure actuelle, y prendre part, a déclaré une porte-parole de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, mardi 17 mai.
« Nous ne pensons pas que les conditions minimales pour permettre des élections crédibles, qui pourraient être reconnues par la communauté internationale, sont remplies », a dit la porte-parole, Maja Kocijancic. Les « conditions minimales » qu'elle a évoquées font référence au fait que trois partis - l'Union sociale démocrate de Macédoine (SDSM), l'Union démocratique pour l'intégration (BDI) et le Parti démocratique des Albanais (PDSH) - n'ont pas soumis leurs listes électorales à la commission électorale d'État dans les délais impartis, soit avant le 11 mai. Dans ces circonstances, « le gouvernement résultant d'élections où trois importants partis ne seraient pas représentés ne serait pas un partenaire crédible pour la communauté internationale », a-t-elle dit.
Mme Kocijancic a rappelé que l'accord politique de juin/juillet 2015 avait, entre autres, comme objectif la tenue d'élections crédibles (EUROPE 11360) et que l'Union européenne avait constamment insisté sur la nécessité que les listes électorales soient mises à jour, que la couverture médiatique soit équilibrée et que des enquêtes soient menées sur les intimidations auxquelles ont fait face des votants. Elle a appelé les dirigeants politiques et les parties prenantes à prendre des « mesures déterminantes » pour s'occuper de la situation « en plein respect » de l'accord politique, dont des mesures concernant l'état de droit. (Camille-Cerise Gessant)