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Bulletin Quotidien Europe N° 11552
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

La communauté internationale appelle à la reprise des négociations intra-syriennes

Bruxelles, 17/05/2016 (Agence Europe) - Le groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) a appelé, mardi 17 mai, les parties syriennes à revenir à la table des négociations « à un moment approprié », sans donner de date précise. Selon la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité cet appel est le principal « résultat politique » de la rencontre de l'ISSG à Vienne.

« Sur la base du communiqué de Genève, l'ISSG a exhorté les parties à s'engager de manière constructive avec l'envoyé spécial de l'ONU pour aborder les questions fondamentales pour une transition (…). Les membres de l'ISSG croient que les parties devraient reprendre les négociations sur cette base à un moment approprié », expliquent, dans leur dans communiqué fleuve de quatre pages, les membres de l'ISSG - les représentants de 22 États, dont l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays Bas, le Royaume Uni, la la Russie, les États-Unis, la Chine, la Turquie, l'Iran, et l'Arabie Saoudite, tout comme de la Ligue arabe, de l'Organisation de la coopération islamique, des Nations Unies et la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.

À l'issue de la réunion, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, a cependant précisé que l'objectif était de parvenir à une reprise des discussions « début juin ». La Haute Représentante de l'UE a, elle, espéré que la réunion parvienne à encourager les parties syriennes à « entrer dans les discussion avec le sens du compromis, afin de trouver une solution ».

Si dans sa déclaration commune, le groupe international a rappelé la « date cible » du 1er août pour que les parties parviennent à « un accord sur un cadre pour une véritable transition politique », en conférence de presse, le secrétaire d'État américain, John Kerry a estimé que cette date du 1er août était « un objectif » et non une « date butoir ». « Nous reconnaissons tous que, si nous faisons des progrès significatifs et si nous avançons, nous respecterons ce processus », a-t-il ajouté.

Faire de la cessation des hostilités un véritable cessez-le-feu

En parallèle des progrès dans ces négociations, l'ISSG soutient aussi l'option de « transformer la cessation des hostilités en un cessez-le-feu national plus complet ». Le groupe a ainsi rappelé la nécessité de solidifier cette cessation alors qu'elle « fait face à de sérieuses menaces, en particulier ces dernières semaines ». Ainsi, les membres de l'ISSG exhortent les parties au « plein respect des termes de la cessation, y compris la cessation des opérations offensives », s'engageant à user de leur influence sur les parties pour y parvenir. Le groupe menace aussi les parties, en cas de non-respect persistant de la cessation des hostilités, de « mesures appropriés, y compris l'exclusion de ces parties des dispositions de la cessation et de la protection qu'elle leur offre ». « De plus, l'échec de la cessation des hostilités et / ou de l'octroi d'un accès à l'acheminement des secours humanitaires augmentera la pression internationale sur ceux qui échouent à remplir ces engagements », préviennent les membres du groupe dans leur déclaration.

Appel à la levée immédiate des sièges

Le groupe a aussi, une nouvelle fois, appelé à la levée immédiate de tous les sièges en Syrie, sièges qui sont en violation du droit humanitaire international. Si, depuis la dernière réunion de l'ISSG, le 12 février, l'Onu a pu fournir une assistance à plus de 255 000 personnes dans les zones assiégées et 473 000 personnes dans les zones difficiles à atteindre, « le gouvernement syrien n'a pas encore permis l'accès à de nombreux endroits », dénonce le groupe. « À partir du 1er juin, si l'ONU se voit refuser l'accès humanitaire » à l'une des zones assiégées désignées, le groupe international de soutien « demandera au Programme alimentaire mondial de mettre en place immédiatement un programme pour des ponts aériens et des largages au dessus de toutes les zones dans le besoin ». (Camille-Cerise Gessant)

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