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Bulletin Quotidien Europe N° 11552
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Il sera « peut-être impossible » pour le Danemark de participer à Europol, avertit M. Tusk

Bruxelles, 17/05/2016 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen Donald Tusk a mis en garde le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, lors d'un déplacement à Copenhague, mardi 17 mai, sur le fait qu'il pourrait être impossible de trouver une solution pour le Danemark concernant la participation à Europol. « Ce ne sera pas facile. Peut-être impossible », a commenté Donald Tusk.

Consultés sur la possibilité de lever la clause d'exemption ('opt-out') permettant à leur pays de ne pas participer aux politiques européennes en matière de Justice et d'Affaires intérieures, les Danois avaient opté, le 3 décembre, pour le statu quo et le maintien de cet opt-out, une situtation qui a compliqué par la suite la participation du Danemark à Europol (EUROPE 11446).

Depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le Danemark (ainsi que le Royaume-Uni et l'Irlande) a la possibilité d'opter, au cas par cas, pour certaines initiatives et c'était sur cette possibilité qu'étaient consultés les Danois, jeudi 3 décembre. Mais les nouvelles règles renforçant l'agence Europol adoptées fin 2015 ne peuvent plus s'appliquer au Danemark en l'état actuel, ce qui a conduit le gouvernement à se pencher sur l'idée de négocier un accord parallèle avec la Commission européenne concernant la participation à Europol, mais aussi à Eurojust et à la directive sur le PNR européen.

La semaine dernière, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est aussi entretenu avec le Premier ministre danois au sujet de cette coopération dans le cadre d'Europol. M. Juncker a reconnu avec son homologue que la situation était en effet « très difficile », a expliqué une source européenne. Le Danemark n'a pas à l'heure actuelle formulé officiellement de demande d'accord parallèle.

À Copenhague, le président Tusk a, lui, insisté sur le fait que, si l'UE préfèrerait que le Danemark reste aussi proche que possible de ses fondements, il faut aussi respecter le résultat du référendum et les limites politiques et légales. M. Rasmussen a, lui, insisté sur le fait qu'il escomptait une solution à cette situation « au cours de l'été » ou au début de l'automne. Le Premier ministre danois a plaidé pour qu'une solution soit trouvée dans l'intérêt commun de toute l'UE et du Danemark de lutter contre le terrorisme. (Solenn Paulic)

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