Bruxelles, 11/05/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne est invitée par les eurodéputés, par le biais d'une résolution d'actualité adoptée mercredi 11 mai (546 pour, 73 contre, 62 abstentions) portant sur le retard général constaté de la mise en œuvre de la politique de cohésion 2014-2020, à entreprendre une série d'actions en vue d'accélérer la mise en œuvre de la politique de cohésion.
En substance, la résolution, portée par la présidente de la commission du développement régional, Iskra Mihaylova (ADLE, bulgare), invite la Commission à mener une évaluation sur la mise en œuvre de la politique de cohésion, afin de cibler, d'une part, les voies pour garantir son accélération, et, d'autre part, de tirer les enseignements dans le cadre des discussions entamées sur la politique de cohésion au-delà de 2020.
L'eurodéputée nous explique ainsi que l'un des enjeux portera sur l'extension du mandat -dans sa durée et son domaine d'application - de la task force mise en place en novembre 2014 par la commissaire à la Politique régionale, Corina Cretu, en vue d'aider huit États membres à absorber les fonds structurels et d'investissement (fonds ESI). Selon la parlementaire, les résultats obtenus ont été probants, ce qu'avait confirmé par ailleurs la Cour des comptes européenne, dans le cas de la Grèce (EUROPE 11491). Dans ce cadre, les eurodéputés convient la Commission à soumettre un plan d'action des activités de la task force.
Un autre point soulevé par les parlementaires porte sur la combinaison des fonds ESI avec le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), en lien avec la présentation par la Commission, le 22 février dernier, de la communication sur les nouvelles orientations en vue d'associer au mieux ces deux fonds (EUROPE 11496), ceci afin de créer un effet de levier et de tirer profit du plan Juncker.
« Ce n'est pas un événement historique, mais une étape dans le débat qui s'annonce sur la future politique de cohésion », explique Mme Mihaylova, qui rappelle que la tenue prochaine du referendum sur le 'Brexit' vient ralentir les travaux sur la politique de cohésion post-2020, en particulier les futures priorités de la politique de cohésion et le niveau de flexibilité dans l'utilisation des fonds et des instruments financiers.
Dans ce contexte, l'une des prochaines étapes majeures en vue, note-t-elle, est celle de l'adoption, le 30 mai prochain, du Pacte d'Amsterdam, consacrant pour la première une politique urbaine européenne qui semble par ailleurs peu à peu retomber dans le giron des États membres (EUROPE 11545). (Pascal Hansens)