Strasbourg, 11/05/2016 (Agence Europe) - Le député européen du PPE, le Français Alain Lamassoure, s'est montré abasourdi, mercredi 11 mai, du fait que personne ne pose la question de savoir ce qui se passerait au lendemain du référendum britannique, le 23 juin, si le Royaume-Uni choisissait de ne pas rester membre de l'UE.
« Juridiquement la situation n'est pas claire » sur ce qui devra se passer pendant la période intermédiaire pendant laquelle le pays négocierait son retrait à l'UE, a-t-il expliqué à la presse, mercredi. Selon lui, il serait politiquement inacceptable que les Britanniques continuent à prendre part à la vie de l'UE et aux négociations sur des textes « qui ne s'appliqueront pas à eux, mais à nous ». Dans le même temps, si les Britanniques se retiraient dès le 24 juin, il serait difficile d'obtenir une majorité qualifiée au PE sans les 73 membres britanniques. Il semblerait alors nécessaire de changer le règlement intérieur.
« Personne n'a rien demandé à personne, il faut poser maintenant la question à froid », a estimé Alain Lamassoure, ajoutant que la raison invoquée pour ce silence était que l'UE ne voulait pas donner l'impression d'avoir un plan B. Pour lui, puisqu'on a balisé l'option A (c'est-à-dire le maintien du Royaume-Uni dans l'UE), pourquoi ne pas baliser l'option B celle d'un Brexit.
Son alliée et compatriote Françoise Grossetête a dit qu'à sa connaissance, des juristes de la Commission travailleraient sur cette question. Elle ne comprend pas que la commission des affaires constitutionnelles du PE ne s'en soit pas également saisie. Enfin, elle a rapporté les propos, la vieille en réunion de groupe, du président du groupe PPE, l'Allemand Manfred Weber, qui a dit la veille, en réunion de groupe, que, si les Britanniques votaient pour la sortie, ils devraient se retirer de l'ensemble des travaux communautaires. Il aurait également évoqué la possibilité d'une session plénière fin juin, après le référendum, en cas de victoire du 'Brexit'. (Elodie Lamer)
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