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Bulletin Quotidien Europe N° 11510
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

M. Kamall, leader du groupe CRE au PE, soutient une sortie de l'UE

Bruxelles, 11/03/2016 (Agence Europe) - Resté silencieux sur le sujet ces dernières semaines, Syed Kamall, leader britannique du groupe CRE au Parlement européen, s'est publiquement positionné en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE, vendredi 4 mars, dans une interview donnée à l'Evening Standard.

Le chef de file du troisième groupe politique le plus important du PE prend ainsi ses distances vis-à-vis du Premier ministre, David Cameron, qui espère que les Britanniques diront qu'ils souhaitent rester dans l'UE, le 23 juin prochain, lors du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE.

Cette position se démarque aussi de celle de l'eurodéputé Ashley Fox, 'leader' des députés britanniques du groupe CRE, qui, au lendemain de l'accord trouvé par les Vingt-huit sur les contours de la renégociation de l'appartenance britannique à l'UE (EUROPE 11495), avait rapidement expliqué qu'il militerait pour le maintien du pays dans le bloc.

Dans son interview à l'Evening Standard, le chef du groupe CRE explique son choix par le fait que les règles de l'UE pénalisent la migration de talents des pays tiers vers le Royaume-Uni. « Les gens devraient être traités de manière égale qu'ils viennent d'Autriche ou d'Australie, de Croatie ou des Caraïbes, d'Inde ou d'Italie », dit-il. « Malheureusement, ce n'est pas possible au sein de l'UE ».

M. Kamall explique aussi que de grandes incertitudes subsistent sur la poursuite de l'intégration politique après un vote positif en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, intégration que prévoirait la Commission, selon lui, notamment via une armée européenne. L'eurodéputé admet toutefois également que quitter l'UE pourrait avoir certaines conséquences comme des délocalisations d'emplois et d'échanges commerciaux hors de la City londonienne.

Du côté du PE, notamment au sein du groupe le plus important numériquement, l'on estime que c'est le droit de M. Kamall de choisir son camp, comme c'est le droit de son groupe de recevoir des financements européens, commente une source.

Dans d'autres groupes, l'on affirme que « ce n'est pas une surprise », dit une source du groupe ADLE, Guy Verhofstadt ayant déjà « pointé la position ambiguë de M. Kamall à plusieurs reprises », notamment en session plénière à Strasbourg, le 24 février, où l'absence du Britannique à un débat sur le Royaume-Uni dans l'UE avait été très remarquée. Pour cette source, il s'agit ensuite d'une « affaire interne » de décider ou non si M. Kamall doit rester ou non à la présidence du troisième groupe du PE. Cela montre en tout cas à nouveau les fortes « divisions » existant au sein du groupe CRE, a-t-elle ajouté.

L'élue allemande du parti AfD également membre du groupe CRE, Beatrix von Storch, a demandé la démission de M. Kamall de la présidence du groupe Conservateurs et Réformistes. (Solenn Paulic)

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