Bruxelles, 11/03/2016 (Agence Europe) - Les ministres européens des Affaires étrangères devraient discuter, lundi 14 mars, de l'Iran, du Proche-Orient, de la Russie et de la Libye, sans pour autant adopter de conclusions sur ces sujets. Ils devraient suspendre partiellement la coopération de l'UE avec le Burundi.
Les ministres débuteront leur réunion par une rapide discussion sur l'Iran, alors que la Haute Représentante devrait se rendre à Téhéran en avril. Ils devraient discuter des relations bilatérales avec le pays et des domaines de coopération, tels que l'énergie, le commerce, mais aussi les droits de l'homme. Ils pourraient aussi revenir sur le rôle de l'Iran dans la région. « Il est nécessaire que l'Iran joue un rôle plus responsable dans la région », a expliqué une source européenne, vendredi 11 mars. Pour une autre source, « il est important d'être absolument clairs que nous ne devons pas être naïfs à propos du régime iranien ». Les Européens comptent ainsi ne pas occulter la question des droits de l'homme ni de la peine de mort.
Le Conseil s'entretiendra ensuite sur les relations avec la Russie. Selon plusieurs sources, le débat ne portera pas sur les accords de Minsk ou les sanctions contre Moscou mais sur l'état des relations bilatérales. La discussion devrait permettre de réaffirmer l'unité européenne et le maintien de l'approche actuellement poursuivie envers la Russie. Selon une source diplomatique, l'objectif est de vérifier que le Conseil est « uni sur le volet dialogue (avec la Russie) comme il l'est sur le volet fermeté (les sanctions) ». La dernière discussion sur le sujet remonte à janvier 2015. En marge des discussions, une déclaration pour le deuxième anniversaire de l'annexion de la Crimée par la Russie pourrait être publiée, lundi.
Le déjeuner sera l'occasion de discuter, une nouvelle fois, avec l'envoyé spécial de l'ONU en Libye, Martin Kobler, et alors que le Parlement libyen n'a toujours pas donné son accord pour le gouvernement d'entente nationale. Les ministres pourraient donner leur aval à la prise de sanctions à l'encontre de trois personnes accusées d'enrayer le processus politique ('spoilers') (voir autre nouvelle et 11363), si les réunions en cours avec M. Kobler étaient un échec.
Enfin, les ministres retourneront en session pour écouter leur homologue français, Jean-Marc Ayrault, qui présentera l'initiative de son pays pour une conférence internationale sur le Proche-Orient. Selon une source européenne, l'objectif n'est pas de se substituer aux parties mais de créer un environnement favorable et d'accompagner les parties pour reprendre les négociations de paix. Cette source a précisé qu'il s'agissait d'une initiative construite en deux séquences: la première est une large consultation et la seconde sera la préparation d'une telle conférence. « Le but est que l'UE (…) se mobilise en appui à cette initiative », a-t-elle ajouté.
Le Conseil sera suivi par le deuxième Conseil d'association avec la Moldavie, qui sera l'occasion de faire le point sur l'état des relations avec ce pays du Partenariat oriental. (Camille-Cerise Gessant)