Bruxelles, 11/03/2016 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE décidera, lundi 14 mars, de restreindre sa coopération avec le Burundi, faute d'engagements suffisants des autorités burundaises pour sortir leur pays de l'impasse depuis que le président, Pierre Nkurunziza, a brigué un troisième mandat contesté par l'opposition,
Ce faisant, l'UE mettra à exécution la menace qu'elle avait brandie, le 15 février dernier, si aucun signal positif n'était donné en faveur d'un dialogue inter-burundais inclusif sous médiation internationale (EUROPE 11490).
La décision de mettre un terme aux consultations politiques qui ont eu lieu le 9 décembre 2015, en vue de remédier à la situation dénoncée par l'UE (violation des principes démocratiques, de l'État de droit et des droits de l'homme) sera prise, sans débat, par le Conseil de l'UE en marge de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères que présidera la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.
Les consultations politiques entre l'UE, les autorités burundaises et des représentants du groupe des États ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) avaient été menées au titre de l'Accord de Cotonou, lequel prévoit en son article 96 qu'en cas d'échec de telles consultations, l'UE peut imposer des mesures restrictives à la coopération, voire, en dernier ressort, la suspension de la coopération.
Les restrictions proposées par la Commission européenne et que le Conseil approuvera concerneraient, à ce stade, l'appui budgétaire direct au gouvernement tandis que se poursuivrait l'aide aux populations. Le Conseil indiquera quels progrès il attend pour qu'une reprise de la coopération pleine et entière puisse être envisagée. (Aminata Niang)