Bruxelles, 14/12/2015 (Agence Europe) - En préalable à la 13ème session du Conseil d'Association UE-Maroc, lundi 14 décembre dans la soirée, à Bruxelles, le Réseau euroméditerranéen des droits de l'homme (REMDH) appelle l'UE et le Maroc à mettre les droits humains « au coeur » de leurs discussions.
Comme lors de chaque session, le REMDH fait le point sur l'état d'application de ces droits et, cette fois, il « déplore que des associations marocaines et sahraouies n'obtiennent pas leur reconnaissance légale, limitant de la sorte leur capacité d'organiser des réunions publiques et d'appeler à manifester ». Au Maroc, « les libertés de circulation et d'association restent fragiles et plusieurs organisations de défense des droits humains subissent de nombreuses entraves », souligne le REMDH. Il « rappelle l'importance d'un climat de confiance et de dialogue avec les organisations indépendantes de la société civile, même les plus critiques ».
Ce point de vue rejoint celui de l'UE qui, en préparant sa position en vue de la session du Conseil d'association de lundi soir, a déjà noté qu'au « cours de l'année 2015 un ralentissement relatif du processus de réformes en matière des droits de l'homme et libertés fondamentales a été remarqué ». Mais l'UE « se tient prête à poursuivre son soutien et encourage les autorités marocaines à renforcer leurs efforts », en particulier sur l'égalité des genres et contre toute forme de violence à l'égard des femmes. Elle souligne aussi l'obligation de ne pas porter atteinte aux « libertés d'association, de rassemblement et d'expression (notamment la réforme du code de la presse, en lien avec la réforme du code pénal) dans le respect des principes fondamentaux de la Constitution et des engagements internationaux du Maroc ». (Fathi B'Chir)