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Bulletin Quotidien Europe N° 11453
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) russie

Le Conseil européen discutera de la prolongation des sanctions

Bruxelles, 14/12/2015 (Agence Europe) - Les chefs d'État ou de gouvernement discuteront de la prolongation des sanctions contre la Russie en lien avec le conflit ukrainien, a confirmé, lundi 14 décembre, la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.

« Tel que je le comprends, ce sera au Conseil européen, plus tard cette semaine (les 17 et 18 décembre), comme cela a toujours été le cas quand on parle de sanctions à l'encontre de la Russie », a-t-elle expliqué, interrogée sur le sujet à son arrivée au Conseil Affaires étrangères. « C'est sur la table du Conseil européen. Je ne vois pas de problème majeur de la part des États membres sur la décision politique », de prolonger les sanctions, a-t-elle ajouté. Si le sujet n'était pas à l'ordre du jour du Conseil, les ministres, qui ont discuté des partenaires orientaux, dont l'Ukraine, ont, selon Mme Mogherini, souligné qu'il y avait des progrès dans la mise en oeuvre des accords de Minsk, mais que ceux-ci n'étaient pas totalement mis en oeuvre.

Le ministre italien, Paolo Gentiloni, dont le pays a demandé, le 9 décembre, qu'un sujet aussi « important » fasse l'objet d'un débat (EUROPE 11449), a, lui aussi, confirmé qu'une discussion aurait lieu au Conseil européen. « Nous avons tous dit que la décision sur la prorogation des sanctions devrait être prise en lien avec l'analyse du protocole de Minsk. C'est, je pense, ce que le Conseil européen va faire et je suis sûr que nous aurons une décision commune », a-t-il expliqué à son arrivée. Son homologue polonais, Witold Waszczykowski, s'est dit « surpris » de l'attitude italienne. « Les accords de Minsk n'ont pas été réalisés, je suis donc surpris que la partie italienne soulève cette question des sanctions d'une manière qui nous est défavorable, c'est-à-dire qu'elle veuille les lever », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il n'y avait « aujourd'hui pas de raison de lever les sanctions ». Il semblerait cependant que l'Italie ait formulé des objections sur la méthode et non sur le résultat, c'est-à-dire la prolongation des sanctions.

Si la décision de prolonger les sanctions devait initialement être discutée au Conseil européen, il avait finalement été décidé de le faire via les ambassadeurs, puis les ministres, officiellement pour alléger l'agenda chargé des dirigeants européens. « Il est clair que pour beaucoup d'États membres et le président du Conseil européen, moins on en parlait, mieux on se portait, d'autant plus qu'il y a un accord assez large sur le principe de reconduction de 6 mois » des sanctions, a expliqué une source diplomatique. Mais plusieurs pays, dont l'Italie ou encore le Luxembourg ou l'Irlande, étaient en faveur d'une discussion.

Le projet de conclusions du Conseil européen, en date du 14 décembre, ne fait pas mention du conflit en Ukraine et des sanctions russes. (Camille-Cerise Gessant et Jan Kordys)

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