Bruxelles, 14/12/2015 (Agence Europe) - La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen (ECON) devrait tenir, dès janvier, un dialogue politique trimestriel sur le suivi du plan d'aide grec, a déclaré la députée Sylvie Goulard (ADLE, française), mercredi 9 décembre à EUROPE.
L'ensemble du Parlement devrait, quant à lui, tenir un débat en plénière une fois par an.
Le Parlement européen répond ainsi à la demande du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, dans une lettre transmise au président de l'institution, Martin Schulz, en septembre dernier (EUROPE 11373). La proposition du président de la commission ECON, l'Italien Roberto Gualtieri (S&D), datée du 2 décembre, est de tenir ces dialogues trimestriels avec le gouvernement grec et les 'institutions' représentant les créanciers (Commission, BCE, FMI) avant la conclusion de chacune de leur mission de suivi à Athènes. Il propose également d'instaurer un 'groupe de travail sur l'assistance financière', à l'image du groupe de travail sur l'union bancaire. Ce groupe de travail aurait pour tâche essentielle d'être en contact « de façon permanente » avec les acteurs du plan d'aide, c'est-à-dire également le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, et le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling. M. Gualtieri précise que le PE ne serait pas « directement impliqué dans la mise en oeuvre du programme, son rôle serait plutôt la surveillance démocratique » de l'action des 'institutions'. Ce groupe de travail serait donc chargé de préparer les auditions trimestrielles de la commission économique et de tenir des réunions régulières à huis clos avec le gouvernement grec et les 'institutions'. Des missions à Athènes pourraient également être organisées. Ce groupe de travail devrait par ailleurs rédiger un rapport annuel.
Le président de la commission économique du PE précise, par ailleurs, que tous les acteurs concernés devraient accepter de coopérer avec le PE, soit sur base d'un échange de lettres, soit d'un accord institutionnel. « Chaque étape vers l'amélioration de la transparence et du contrôle parlementaire est positif. La pratique des prises de décisions à huis clos est inacceptable », a réagi le député de la GUE/NGL Dimitrios Papadimoulis, issu du parti Syriza au pouvoir en Grèce. (Elodie Lamer)