Bruxelles, 03/12/2015 (Agence Europe) - Les Conseils économiques et sociaux (CES) et organismes similaires de l'espace euro-méditerranéen ont tenu, lundi 30 novembre et mardi 1er décembre à Bruxelles, leur session annuelle et ont salué, dans une déclaration finale, l'adoption par la Commission européenne (le 18 novembre) d'une version révisée de la politique de voisinage (PEV).
Les participants à ce sommet des CES « se réjouissent » de cette proposition de révision et de ses préconisations, notamment de « l'assurance donnée de placer la région sur la liste des priorités » de l'UE. Ils notent aussi avec intérêt l'idée d'associer la société civile à ce processus en marquant toutefois la nécessité de développer son rôle en renforçant sa participation à cette politique et de prévoir les moyens à cette fin. La Commission ne doit plus se « contenter de simples consultations en ligne parfois peu pertinentes ».
Les CES euro-méditerranéens « aspirent à une PEV qui valorise l'application des droits de l'homme, l'adoption d'une approche en matière de stabilité basée sur ces droits, le développement durable et inclusif, une plus grande connaissance mutuelle de la diversité culturelle ainsi que l'importance de la protection sociale en tant que facteur de renforcement de la cohésion sociale ».
Ils « insistent sur le fait que les accords de libre-échange entre l'UE et les pays du Sud ne doivent pas viser uniquement à promouvoir les intérêts économiques, mais également les valeurs humaines » et un « développement économique et social durable ». Appel est lancé pour « développer la qualité de l'enseignement et des possibilités réservées aux jeunes et aux femmes avec l'appel à tous les États de signer les conventions internationales relatives aux droits des femmes ».
Ils demandent par ailleurs que soit renforcé le rôle des CES et qu'ils « soient consultés régulièrement et que leurs propositions et recommandations soient intégrées dans les processus de prise de décision politique ».
Sur la question des migrants, ils « recommandent aux dirigeants de l'UE de créer davantage de voies sûres et légales d'entrée » afin que les migrants « ne soient pas victimes de réseaux criminels ».
Lors de l'examen de la situation générale dans la région, ils « rappellent aux États et institutions (…) l'engagement pris il y a vingt ans (à Barcelone) de considérer la paix, la stabilité et la sécurité de la région comme des enjeux communs qui requièrent une attention accrue et une action renforcée ». Ils soulignent par ailleurs que la sécurité ne doit pas servir de prétexte à porter « atteinte aux valeurs » ni aux droits fondamentaux. (Fathi B'Chir)