Bruxelles, 18/11/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a salué, mercredi 18 novembre, l'accord intervenu la veille entre des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) - incluant l'UE - pour limiter sensiblement les aides à l'exportation pour les centrales à charbon et encourager l'utilisation des technologies de production d'énergie les plus avancées.
« Cet accord prouve que notre politique commerciale peut contribuer concrètement à la production d'énergie plus propre et à la lutte contre le changement climatique. L'UE a joué un rôle déterminant dans le processus qui a mené à cet accord et j'espère que, dans la perspective de la COP 21, d'autres pays qui ne sont pas impliqués dans cet accord suivront », a commenté la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström.
Selon les nouvelles règles prévues dans cet accord, les agences de crédit à l'exportation des pays de l'OCDE concernés ne pourront soutenir l'exportation de centrales au charbon que lorsqu'il sera démontré qu'aucune autre technologie de production d'énergie moins polluante n'est disponible. Si tel est le cas, seules les technologies de centrales au charbon les plus efficaces seront prises en charge.
Le processus d'alignement des politiques de crédits à l'exportation sur les objectifs de changement climatique se poursuivra dans les années à venir, précise la Commission, puisque l'accord OCDE est façonné de manière à permettre des adaptations futures en tenant compte des derniers développements dans la science du climat, des nouvelles avancées dans la technologie de production d'énergie et des changements dans les cadres de politique intérieure dans les pays exportateurs et importateurs.
Du côté européen, le compromis conclu entre les partenaires de l'OCDE nécessite un aval formel des États membres de l'UE. Il sera présenté pour discussion aux ministres européens du Commerce lors de leur réunion du 27 novembre prochain. (Emmanuel Hagry)