Bruxelles, 02/03/2015 (Agence Europe) - La commission parlementaire du développement régional a débattu, la semaine dernière, du projet de rapport de la députée Kerstin Westphal (S&D, allemande) sur la dimension urbaine des politiques de l'UE.
Rappelant que 72% de la population européenne habite en ville, ce document demande que les zones urbaines soient « davantage impliquées dans l'élaboration des politiques européennes ».
Pour cela, Mme Westphal demande la mise en place d'un agenda urbain européen, accompagné de plusieurs mesures complémentaires. Parmi ces dernières, on peut signaler un mécanisme d'alerte précoce permettant aux collectivités locales de signaler les violations du principe de subsidiarité, une analyse d'impact dédiée aux dimensions urbaines et la nomination d'un 'envoyé spécial de l'UE en charge des politiques urbaines'.
Le Néerlandais Matthijs Van Miltenburg, rapporteur fictif pour le groupe ADLE, s'est exprimé en faveur de ces propositions, en précisant qu'il fallait « travailler dans le cadre des structures existantes, plutôt que d'en créer de nouvelles ». Il a suggéré que cet envoyé spécial soit le commissaire au Développement régional, qui pourrait être renommé 'commissaire au Développement régional et au Développement urbain'. Concernant l'analyse d'impact spécifique aux dimensions urbaines, il s'est déclaré en faveur d'un « groupe de travail au sein de la Commission européenne ». Le Britannique Andrew Lewer, rapporteur fictif pour le groupe CRE, a lui aussi plaidé contre la création de nouvelles structures: « Est-ce qu'on va ajouter des couches supplémentaires d'administration ? Ou est-ce qu'on va remplacer quelque chose qui existe déjà ? ».
« Il ne s'agit pas créer une nouvelle institution », lui a répondu Mme Westphal.
Le groupe GUE/NGL et les verts se sont exprimés positivement sur le rapport, mais ont demandé qu'il énumère plus concrètement les défis auxquels les zones urbaines sont confrontées. L'écologiste Monika Vana (autrichienne) a par exemple cité la pénurie de logements, le changement climatique, le chômage et les services publics.
Bas Verkerk, le maire de la ville de Delft, s'est également exprimé durant le débat, en qualité de représentant du Comité des régions. Il s'est réjoui du projet de rapport et a proposé la mise en place, par la Commission européenne, d'une plateforme permettant l'échange des bonnes pratiques entre villes européennes. (Jean Comte)