Bruxelles, 05/02/2015 (Agence Europe) - La volonté du gouvernement grec de ne plus traiter avec la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), qui représente à Athènes les créanciers institutionnels de la Grèce, se heurte à une forte résistance.
La présence des trois institutions financières pour suivre l'état d'avancement des réformes préconisées dans le cadre du plan de sauvetage grec est « indispensable », a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et financières et à la Fiscalité, Pierre Moscovici, jeudi 5 février. Il a ajouté que, après son entrevue avec le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lundi à Berlin, il pouvait confirmer que « pour certains États membres et la Commission européenne, la présence du FMI est nécessaire ».
Mercredi à Berlin où il a accueilli son homologue grec, Yanis Varoufakis, M. Schäuble a affirmé sans détour que la Grèce devait reprendre les négociations avec la 'troïka' (voir autre nouvelle).
La Commission 'Juncker' s'est engagée à faire des propositions visant à remédier au manque de légitimité démocratique qui entoure les activités de la 'troïka', une entité ad hoc créée dans l'urgence en 2010 pour assurer le suivi des plans de sauvetage de pays de la zone euro. Une modification du traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES), avec des votes dans les parlements nationaux qui le requièrent, apparaît nécessaire pour procéder à toute modification des procédures. Ce débat n'est pas nouveau: « nous avons dit que des évolutions étaient nécessaires », a souligné M. Moscovici. (MB)