Bruxelles, 14/01/2015 (Agence Europe) - Plusieurs États membres continuent de réclamer des mesures supplémentaires en faveur des producteurs de porcs et de lait, affectés par l'embargo russe sur les produits agro-alimentaires de l'UE. Le sujet est inscrit à l'ordre du jour du prochain Conseil Agriculture, le 26 janvier.
Lundi, lors du comité spécial agriculture (CSA), les experts ont fait le point de la situation après les dernières mesures prises par la Commission européenne (extension du programme d'aide pour les fruits et légumes, aides en faveur des producteurs de lait des pays baltes et finlandais, mesures de promotion).
Comme lors du Conseil Agriculture (de décembre), plusieurs délégations (Danemark, Hongrie, France, Autriche, Roumanie, Lituanie…) ont continué de demander la mise en oeuvre de mesures de stockage privé concernant la viande de porc, dont les prix ont considérablement baissé ces dernières semaines. Au contraire, l'Allemagne et la Finlande notamment ont jugé inutiles de telles mesures, en estimant qu'il fallait distinguer les conséquences de l'embargo russe de l'évolution normale du marché. La Commission suit toujours la situation et évaluera si une intervention est nécessaire, même si elle estime que le stockage privé n'est pas la solution dans la situation actuelle. Sur les aides 'fruits et légumes', les pays concernés (France, Espagne, Chypre) ont estimé que le champ d'application des règles et les quantités éligibles n'étaient pas adaptées. D'autres pays moins concernés (Hongrie, République tchèque, Bulgarie, Slovénie) ont prôné une meilleure prise en compte de leurs préoccupations.
La fin des quotas laitiers inquiète. Enfin plusieurs pays, comme la France, l'Irlande, la Hongrie ou la Slovaquie, ont fait part de leur inquiétude à propos de l'avenir des producteurs de lait et produits laitiers. Ils estiment que la fin prochaine des quotas laitiers (avril 2015) accentuera les difficultés déjà perceptibles dans ce secteur (les prix sont maintenant proches du prix d'intervention et la collecte augmente) et que les mesures prises jusqu'alors pour aider les producteurs sont insuffisantes. (LC)