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Bulletin Quotidien Europe N° 11230
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INSTITUTIONNEL / (ae) italie

Le président de la République, Giorgio Napolitano, a démissionné

Bruxelles, 14/01/2015 (Agence Europe) - Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a officiellement démissionné de ses fonctions, mercredi 14 janvier.

Le président du Parlement européen a salué l'action en faveur de la stabilité politique en Italie du leader politique de 89 ans, qui a été membre du Parlement européen. « La démission ce jour de Giorgio Napolitano, consécutive à la fin de la Présidence italienne du Conseil de l'UE, constitue un symbole fort de sa conviction européiste inébranlable », a déclaré Martin Schulz.

Le social-démocrate allemand a rappelé l'engagement sans faille de M. Napolitano en faveur d'une « Europe politique ». En témoigne son allocution, en février 2014 dans l'hémicycle strasbourgeois du PE à l'occasion du 30ème anniversaire de l'approbation du projet de Traité pour les États-Unis d'Europe élaboré par Altiero Spinelli, au cours de laquelle le leader italien avait appelé à un saut qualitatif dans l'intégration européenne et à tourner la page de l'austérité économique (EUROPE 11011).

Élu président en 2006 puis réélu en 2013 faute d'accord entre les principaux partis politiques italiens sur un successeur, M. Napolitano n'avait jamais caché sa volonté de quitter sa fonction en raison de son âge.

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a reconnu que la recherche d'une personnalité capable de réunir une majorité des deux tiers de plus de 1 000 grands électeurs (députés, sénateurs et 58 représentants des régions) serait « délicate et difficile ». Parmi les noms issus du centre-gauche de l'échiquier politique qui circulent figurent deux anciens chefs de gouvernement, Romano Prodi et Giuliano Amato.

Issu du parti communiste, M. Napolitano a siégé au PE au sein du groupe GUE/NGL entre 1989 et 1992. En tant que membre du parti social-démocrate italien, il avait ensuite fait partie du groupe socialiste au PE entre 1999 et 2004, mandature au cours de laquelle il avait présidé la commission des affaires constitutionnelles et joué un rôle actif dans les négociations interinstitutionnelles ayant abouti à l'élaboration d'un projet de Traité constitutionnel. (MB)

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