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Bulletin Quotidien Europe N° 11230
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) affaires ÉtrangÈres

Mme Mogherini définit sa politique

Strasbourg, 14/01/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante, Federica Mogherini, a débattu, mercredi 14 janvier, avec les députés européens sur les principaux aspects et choix fondamentaux de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). « Nous avons souvent l'image d'une Europe qui est un petit continent limité et faible. (…) Nous devons nous rendre compte de notre puissance. Nous sommes forts car humbles, nous insistons sur la médiation, nous devons être une grande puissance de la paix, des droits de l'homme », a expliqué Mme Mogherini. « Quelque soit le pays ou la région du monde, nous devons augmenter notre présence, notre rôle en tant qu'acteur de la paix », a-t-elle ajouté.

Mme Mogherini a ainsi rappelé l'importance d'être « véritablement unis, de travailler main dans la main, sans concurrence ». Rappelant qu'il n'y avait pas de véritable frontière entre ce qui se passe dans l'UE et hors de l'UE, elle a souhaité une plus grande coordination du travail au sein de la Commission et du Conseil sur les questions de politique étrangère et de défense, de lutte contre le terrorisme, de justice, de climat, de commerce ou encore de culture. Revenant sur la culture, Mme Mogherini a estimé que l'UE devrait mettre en place quelques instruments culturels. « Souvent nous avons une forme de pensée qui remonte au siècle dernier (…), un chemin de pensée obsolète vis-à-vis du reste du monde, une vision obsolète de l'UE que l'on projette au reste du monde », a-t-elle souligné.

Des députés divisés

Les députés européens se sont montrés divisés sur la politique étrangère. Elmar Brok (PPE, allemand) et Richard Howitt (S&D, britannique) ont souligné qu'il ne fallait pas faire de distinction claire entre politique intérieure et extérieure et qu'il fallait une réponse intégrée. « Il est important d'agir sur le plan des valeurs, de la démocratie et de l'État de droit », a expliqué M. Brok, soulignant aussi qu'il fallait voir le lien entre sécurité et économie, « c'est avec cela qu'on a un rôle à jouer avec la politique extérieure ». Pour Tamas Meszerics (Verts/ALE, hongrois), « aucun État membre n'est capable de réagir seul, nous avons besoin d'une stratégie coordonnée. Ce n'est que par la coordination de la PSDC que l'on peut réagir ». Geoffrey Van Orden (CRE, britannique), lui, a appelé l'UE à agir uniquement quand elle a une valeur ajoutée. « Vous pouvez poursuivre comme avant, avec plus de tâches, avec plus de visibilité, ou alors vous vous limitez à quelques tâches essentielles où l'UE serait efficace, plutôt qu'être en porte-à-faux par rapport aux États membres. (…) J'espère que vous allez changer de cap et vous concentrer sur quelques éléments où l'UE a une valeur ajoutée », a-t-il lancé à Mme Mogherini. Pour le non inscrit Eleftherios Synadinos (grec), l'UE suit la politique de l'OTAN, alors que les intérêts ne sont pas les mêmes. (CG)

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