Bruxelles, 14/01/2015 (Agence Europe) - Le Coreper doit en principe valider, ce jeudi 15 janvier, l'accord en trilogue sur la quatrième directive sur le blanchiment d'argent (EUROPE 11220). L'Autriche et la République tchèque ont toutefois émis des réserves sur le texte final. L'Autriche fera une déclaration pour faire part de son inquiétude quant au fait que le texte « n'améliore pas la transparence sur les informations sur les bénéficiaires pour éviter l'abus des trusts à des fins de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme ». Elle critique également la formulation de l'article 30, qui peut laisser de la place pour une interprétation étendue. « Néanmoins, afin de ne pas mettre en péril un texte de compromis raisonnable, l'Autriche peut accepter le compromis politique. Mais, compte tenu de la formulation de l'Article 30, l'Autriche ne voit pas le besoin de mettre en oeuvre un registre des bénéficiaires effectifs pour les trusts en Autriche ». La République tchèque voit, de son côté, d'un mauvais oeil le fait que la recommandation du groupe d'action financière (FATF) ne soit pas respectée. Ce dernier ne prévoit qu'un temps minimum pour conserver les documents nécessaires pour la poursuite d'une activité criminelle, alors que le texte prévoit un temps maximum de 10 ans. La détermination de ce temps devrait être laissée à la discrétion des États, dit la République tchèque. (EL)