Bruxelles, 20/11/2014 (Agence Europe) - En réponse à la question écrite de députés européens sur l'action de l'UE pour sauver Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème (EUROPE 11195), un fonctionnaire européen a expliqué à EUROPE, mercredi 19 novembre, que l'UE allait « utiliser toute opportunité d'aborder ce cas et les questions plus larges de la législation sur la peine de mort et le blasphème » avec ses homologues pakistanais. « La délégation de l'UE à Islamabad continuera à suivre cette affaire de près et de plaider pour que le verdict soit annulé et pour que Mme Bibi soit libérée », a-t-il expliqué. Selon l'officiel européen, « l'UE et ses États membres ont suivi le cas de Mme Asia Bibi étroitement ».
« Dans notre récente déclaration sur Asia Bibi (d'octobre 2014, Ndlr), nous avons appelé le Pakistan à assurer à tous ses citoyens le plein respect des droits de l'homme tels qu'ils sont garantis par les conventions internationales auxquelles il est partie », a rappelé ce fonctionnaire. Il a souligné que l'UE avait publié des déclarations après la condamnation initiale de Mme Bibi en 2010 et après la confirmation de la condamnation le 18 octobre 2014 (EUROPE 11180). Lors de sa visite officielle au Pakistan, du 26 au 29 octobre, le représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme, Stavros Lambrinidis, a demandé au pays de revoir ses lois sur le blasphème et évoqué spécifiquement le cas de Mme Bibi, selon ce fonctionnaire européen.
Le même a ajouté que l'octroi du système de préférences généralisées SPG + au Pakistan depuis le 1er janvier 2014 offrait « une opportunité complémentaire pour la discussion et l'évaluation en profondeur des progrès sur les droits de l'homme». (CG)