Bruxelles, 18/11/2014 (Agence Europe) - Maros Sefcovic veut explorer l'option de l'achat en commun de gaz et il est favorable à une approche graduelle: c'est ce qu'a indiqué le commissaire à l'Union de l'énergie, lors d'une conférence sur la politique énergétique, lundi 17 novembre à Bruxelles.
« Nous devons faire de notre mieux pour explorer l'option de l'achat de gaz en commun », a déclaré M. Sefcovic, préconisant de commencer avec une « approche graduelle pas à pas ». L'UE paie une facture de près de 400 milliards d'euros par an pour les combustibles fossiles importés, a-t-il rappelé.
L'achat en commun de gaz est un élément clé du projet d'Union de l'énergie, tel que l'ont proposé ses précurseurs, l'ex-président de la Commission, le Français Jacques Delors, et l'ex-président du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, et, plus récemment, par l'ex-Premier ministre polonais et futur président du Conseil européen, Donald Tusk. Le commissaire Sefcovic et son collègue à l'Énergie et au Climat, Miguel Arias Cañete, ont promis d'examiner cette question lors de leur mandat.
Dans le cadre de sa stratégie pour la sécurité énergétique proposée en mai, la Commission se penche sur cette question. Elle a, depuis, indiqué que son approche privilégiée sur cette question pourrait être un arrangement volontaire entre États membres plutôt que juridiquement contraignant.
Lundi, M. Sefcovic a aussi insisté sur la nécessaire mise en oeuvre du troisième paquet législatif pour la libéralisation des marchés de l'énergie. Le principe phare du 'troisième paquet' vise la séparation des activités de production/distribution de celles de réseau de transport (unbundling), qui met pour le moment hors jeu, sur le territoire européen, le projet de gazoduc South Stream piloté par le gazier russe Gazprom.
Enfin, le commissaire Sefcovic a confirmé qu'il songeait déjà à négocier un nouvel accord gazier entre la Russie et l'Ukraine pour la période après mars 2015. Dans un entretien à la télévision ukrainienne le week-end dernier, M. Sefcovic avait dit juger nécessaire de « ne pas attendre (l'expiration du paquet pour l'approvisionnement ukrainien en gaz russe pour l'hiver 2014/2015 issu de l'accord trilatéral bouclé par la Commission Barroso le 31 octobre) pour trouver une solution pour le scénario post-hivernal ». (EH)