login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11199
Sommaire Publication complète Par article 13 / 35
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Protectionnisme des pays tiers en hausse (rapport Commission)

Bruxelles, 18/11/2014 (Agence Europe) - La tendance à adopter des mesures de restriction aux échanges reste forte parmi les grands partenaires commerciaux de l'UE, ce qui renforce l'incertitude persistante pour l'économie mondiale, déplore la Commission, dans un rapport publié lundi 17 novembre.

L'édition 2014 du rapport annuel sur le protectionnisme des pays partenaires commerciaux de l'UE recense 170 nouvelles mesures de restriction aux échanges adoptées entre le 1er juin 2013 et le 30 juin 2014 dans les pays du G20 (Afrique du sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du sud, États-Unis, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Russie et Turquie) et d'autres grands partenaires (Algérie, Biélorussie, Équateur, Égypte, Kazakhstan, Malaisie, Nigéria, Pakistan, Paraguay, Philippines, Taïwan, Thaïlande, Tunisie, Ukraine et Vietnam). Une grande partie de ces mesures a été adoptée par la Russie, la Chine, l'Inde et l'Indonésie. Seulement 12 obstacles existants ont été abolis sur la période.

Déjà élevé en 2013, le nombre de mesures appliquées à la frontière et entravant rapidement les échanges a continué de croître et la Russie est numéro un en termes de mesures affectant les importations, souligne le rapport. Les nouvelles restrictions à l'exportation ont aussi augmenté de manière « particulièrement inquiétante » et elles ont des conséquences néfastes pour les pays qui dépendent des ressources naturelles, pour les marchés mondiaux de matières premières et les chaînes de valeur, ajoute la Commission.

L'exécutif européen déplore aussi le recours de plus en plus fréquent de certains pays aux mesures fiscales discriminatoires, aux règlements techniques ou aux exigences de contenu local pour protéger leurs marchés de la concurrence étrangère. La Chine est numéro un en la matière, précise la Commission.

Enfin, le rapport pointe du doigt la persistance des limitations à l'accès aux marchés étrangers pour les investisseurs et fournisseurs de services et la forte tendance à restreindre la participation des entreprises étrangères aux appels d'offres en matière de marchés publics, en particulier aux États-Unis.

« Je regrette de constater que de nombreux pays considèrent encore le protectionnisme comme un instrument politique. Cela va clairement à l'encontre de l'engagement du G20 de s'abstenir d'imposer des mesures de restriction commerciale et d'abolir les restrictions en place. L'ouverture commerciale est ce dont nous avons besoin pour assurer la reprise économique en cette période d'instabilité économique et politique mondiale », a commenté la nouvelle commissaire au Commerce, Cecilia Malmström. (EH)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SOCIAL