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Bulletin Quotidien Europe N° 11164
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) canada

Le sommet d'Ottawa scelle la conclusion de l'accord commercial

Bruxelles, 26/09/2014 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission, José Manuel Barroso, et le Premier ministre canadien, Stephen Harper, ont célébré à l'occasion du sommet UE/Canada, vendredi 26 septembre à Ottawa, la conclusion de l'accord de partenariat stratégique et de l'accord économique et commercial global (CETA) entre l'UE et le Canada.

« Ce sommet marque le début d'une ère nouvelle dans les relations UE/Canada. L'accord commercial amplifiera grandement le commerce et l'investissement entre nous en créant ainsi des emplois et en simulant la croissance partout au Canada et dans l'UE », s'est félicité M. Harper, à l'issue du sommet. À l'instar de leur hôte canadien, les présidents Barroso et Van Rompuy n'ont évidemment pas tari d'éloges quant à la portée des deux accords bilatéraux conclus cet été, en particulier le CETA qui, une fois entré en vigueur, doperait de 23% les échanges bilatéraux, soit de près de 26 milliards d'euros.

Vendredi, les dirigeants des deux parties ont toutefois soigneusement évité la polémique concernant l'inclusion dans le CETA d'une clause pour le règlement des différends investisseur/État (ISDS) et la menace proférée le 25 septembre devant le Bundestag par le ministre allemand de l'Économie, Sigmar Gabriel, d'une demande de renégociation de l'accord. « Nous devons essayer de renégocier (...) Le chapitre sur la protection des investissements n'est pas acceptable en l'état aux yeux de l'Allemagne », avait plaidé M. Gabriel.

« Le président Van Rompuy et moi-même avons signé avec le premier ministre Harper une déclaration conjointe qui a été pleinement soutenue par tous les États membres, incluant l'Allemagne, et qui salue cet accord historique et exprime le souhait de conclure sa ratification aussitôt que possible. Jusqu'à présent la communication que nous avons reçue de l'Allemagne était pleinement en faveur de cet accord et il serait étrange qu'il soit autrement, puisqu'elle est le pays qui en bénéficiera le plus, puisqu'elle est le plus grand exportateur de l'UE. Nous comprenons qu'il y ait plusieurs opinions et nous les respectons. Maintenant, c'est aux gouvernements de l'Europe de prendre la décision finale. Je crois que c'est le meilleur accord possible que nous pouvions avoir et je n'ai aucun doute que cet accord sera validé par tous nos États membres. Je m'attends à ce que l'accord soit signé en 2015 et entre en vigueur en 2016 », a commenté le président Barroso devant la presse. (EH)

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