Bruxelles, 26/09/2014 (Agence Europe) - Huit pays de l'Union européenne, menés par la Belgique, ont dénoncé le rapatriement des produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux) et de l'Agence européenne des médicaments (AMA) au sein de la DG Entreprises, prévu par le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé le ministère belge de la Santé, jeudi 25 septembre. Ces pays dénoncent une « marchandisation » du secteur du médicament au détriment du bien-être des patients.
En marge de la réunion informelle des ministres de la Santé, à Milan les 22 et 23 septembre, la ministre belge de la Santé, Laurette Onkelinx, a plaidé pour que cette décision soit annulée, ralliant à sa cause la France, Chypre, l'Autriche, la Grèce, la Bulgarie, la Slovaquie et la Lituanie. Selon la ministre belge, le risque existe que « toute la politique de santé en matière de médicaments et de produits de santé soit menée en privilégiant les intérêts économiques par rapport aux intérêts de la santé publique ». La ministre belge a adressé un courrier à M. Juncker afin de lui faire part de ses craintes et un courrier similaire devrait être envoyé au futur président de la Commission par ses partenaires. Pour rappel, les produits de santé avaient été soustraits en 2009, sous la Commission Barroso, à la DG Entreprises et rattachés à la DG SANCO, une initiative applaudie alors par les organisations de santé publique et les associations de patients. Le retour en arrière prévu par la Commission Juncker a déjà été dénoncé par ces mêmes organisations et par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) lors de l'annonce de l'organigramme de la nouvelle Commission (EUROPE n°11158). (IL)