Bruxelles, 14/07/2014 (Agence Europe) - La Tunisie et la Commission européenne ont entamé, lundi 14 juillet, des consultations en préparation de la conférence des donateurs baptisée 'start-up for democracy', le 8 septembre prochain à Tunis.
Le coordinateur tunisien désigné, Tahar Sioud, ancien ambassadeur à Bruxelles, est à Bruxelles ce lundi et jusqu'à mercredi pour des entretiens aussi bien avec la Commission européenne qu'avec la BEI. Ces discussions contribuent à la préparation d'une « note stratégique » qui détaillera les attentes tunisiennes et fixera l'orientation de l'appui qu'apportera la communauté internationale à la Tunisie. Des entretiens similaires ont eu lieu avec la France qui co-préside les travaux préparatoires. La note devrait être finalisée d'ici à la fin du mois pour tenir compte notamment des rendez-vous électoraux d'octobre.
L'initiative des deux ministres des Affaires étrangères français et allemand, Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier, a été lancée lors de leur visite conjointe symbolique, les 24 et 25 avril en Tunisie. L'objectif alors annoncé est d'« accompagner ce pays initiateur des printemps arabes, qui a aujourd'hui adopté une constitution et se trouve sur la voie du redressement économique ». Le sujet a été ensuite abordé fin juin à Bruxelles par le chef du gouvernement tunisien, Mehdi Jomâa, avec les présidents de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui l'ont assuré de la participation tunisienne à cette rencontre.
« Le rôle de l'UE sera crucial », affirme le coordinateur tunisien. M. Sioud rappelle que les deux initiateurs sont des États membres centraux en Europe et l'UE demeure le principal partenaire économique et financier de la Tunisie. Il note aussi que l'Italie, qui vient d'accéder à la présidence tournante du Conseil de l'UE, a déjà donné des « signes encourageants » envers la Tunisie, comme en direction de l'ensemble méditerranéen. « Nous comptons sur son volontarisme, car outre son rôle au sein de l'UE l'Italie, rappelle Tahar Sioud, est un des pays les plus actifs au sein du groupe du '5+5' » (Méditerranée occidentale). (FB)