Bruxelles, 18/06/2014 (Agence Europe) - La présidence grecque du Conseil a échoué, mercredi 18 juin, à convaincre une majorité suffisante d'États membres à lui laisser le soin de présenter une orientation générale visant à créer une plateforme européenne pour renforcer la coopération dans la prévention et la lutte contre le travail non déclaré. Les ministres du Travail, qui se réuniront jeudi 19 juin à Luxembourg, débattront ainsi uniquement d'un rapport sur l'état d'avancement des travaux. La présidence garde toutefois l'espoir que ce dossier n'est que temporairement bloqué et que des avancées restent possibles encore en 2014.
La présidence grecque n'a pas caché sa surprise. Du fait d'une volte-face inattendue de la Slovaquie, lors de la réunion des ambassadeurs nationaux auprès de l'UE (COREPER), mercredi 18 juin, la proposition pour une orientation générale n'est finalement pas passée. Malgré un soutien apporté par l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, la Hongrie, le Luxembourg et la République tchèque ont réussi à bloquer le dossier, en convaincant in extremis la Slovaquie. La présidence espère toutefois que le Luxembourg se ravisera, ce qui permettrait au moins de préparer le terrain pour l'adoption d'une orientation générale dans la deuxième moitié de l'année, sous présidence italienne du Conseil, pour entamer ensuite les négociations avec le Parlement européen.
Les travaux du Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs de jeudi 19 juin auront surtout trait à deux sujets. Les ministres tiendront un débat politique sur le processus du 'Semestre européen' et les projets de recommandations concernant les programmes nationaux de réforme pour 2014, y compris la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Il s'agit de finaliser les travaux en vue du Conseil européen du 26 et 27 juin. Le message essentiel est que les réformes des marchés du travail et des régimes des pensions doivent continuer. Le second sujet touche à la dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM) et de la stratégie EUROPE 2020. Les ministres tiendront ainsi des débats politiques sur le tableau de bord des indicateurs en matière sociale et d'emploi sur la base d'un avis conjoint du Comité de la protection sociale, sur la coordination ex ante des principales réformes de politique sociale et sur les régimes du revenu minimum dans la zone euro. (JK)