Bruxelles, 18/06/2014 (Agence Europe) - La chancelière allemande, Angela Merkel, estime que le Pacte de stabilité et de croissance tel qu'en vigueur est suffisamment flexible pour les investissements d'avenir.
Au sein du gouvernement allemand, nous sommes d'accord qu'il n'y a pas de nécessité de modifier le Pacte de stabilité, a déclaré Mme Merkel. Le pacte actuel offre déjà suffisamment de flexibilité, c'est notre conviction commune, a-t-elle affirmé mercredi 18 juin lors d'une conférence de presse à Berlin, en soulignant qu'elle avait parlé à M. Gabriel mercredi matin, rapporte l'AFP.
Des déclarations précédentes du ministre allemand de l'Économie avaient fait penser à une possible inflexion de la position de l'Allemagne sur les règles du Pacte de stabilité (EUROPE 11102). Le social-démocrate, Sigmar Gabriel, avait proposé d'exclure du calcul du déficit des pays de la zone euro les coûts occasionnés par les réformes, afin de donner plus de temps aux pays concernés par des déficits excessifs.
Au niveau européen, le débat est lancé sur la façon de stimuler la croissance et cette réflexion intervient alors que les Vingt-huit planchent sur les priorités stratégiques de la future Commission européenne qui sera renouvelée à l'automne.
L'Italie, dont le gouvernement de Matteo Renzi s'apprête à prendre les rênes de la présidence du Conseil de l'UE, est sur la même ligne que les sociaux-démocrates allemands. On lui prête l'intention de soutenir le candidat du PPE, Jean-Claude Juncker, à condition d'obtenir gain de cause sur ce point. La France, même si elle ne se positionne pas de peur d'être accusée de vouloir revenir en arrière sur ses engagements, verrait certainement d'un bon oeil un assouplissement des règles européennes.
Un tel assouplissement pourrait avoir lieu dans la façon de comptabiliser les performances ou dans les délais accordés aux États pour accomplir les réformes. « Personne n'a appelé à une réforme profonde du Pacte. Tout le monde parle d'un aménagement à la marge », a souligné un diplomate. (MB)