login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11103
Sommaire Publication complète Par article 12 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) rÉgions

La macro-région adriatico-ionienne se concrétise, sans l'ARYM

Bruxelles, 18/06/2014 (Agence Europe) - Après le Danube et la mer Baltique, le bassin adriatico-ionien aura sa stratégie macro-régionale, impliquant une petite dizaine de pays européens et tiers. Dans ce but, la Commission européenne a présenté sa stratégie et son plan d'action, mercredi 18 juin. La Macédoine/ARYM est la grande absente de cette macro-région adriatico-ionienne.

Une stratégie, huit pays. La Commission a présenté une communication et un plan d'action pour l'établissement de cette stratégie qui réunira l'Italie, la Grèce, la Slovénie et la Croatie, du coté des pays membres de l'UE, et l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, du côté des pays tiers. Il s'agira pour les régions de ces pays de mettre leurs efforts en commun, notamment en matière d'économie maritime, le bassin adriatico-ionien étant le ciment de cette macro-région. Ce territoire est confronté à des défis maritimes qui ne sont pas propres à un seul pays (surpêche, pollution, congestion, tourisme saisonnier), rappelle la commissaire européenne chargée des Affaires maritimes, Maria Damanaki, qui estime dès lors que « la seule manière sensée d'y faire face est l'unité et la cohérence ».

Macédoine/ARYM. Cependant, la carte de la future macro-région adriatico-ionnienne est caractérisée par l'absence de la Macédoine/ARYM. La commissaire Damanaki admet que la relation de l'UE avec le pays est une question sensible, mais qui mérite d'être traitée au niveau des affaires étrangères et pas au travers de la stratégie macro-régionale. Le commissaire Hahn justifie cette absence par le fait que la stratégie émane des États membres eux-mêmes (qui ont aussi choisi leurs régions qui feront partie de la macro-région). Mais il précise que la macro-région n'est pas ainsi configurée « pour l'éternité » et que les membres pourraient changer.

Quatre piliers « bleus ». Afin de miser sur les résultats, la Commission a limité la stratégie à quatre zones d'actions, contrairement aux autres stratégies qui jonglent avec plus d'une dizaine de priorités. Ces quatre piliers seront pilotés en binôme, chaque fois par un pays européen et un pays tiers. Le pilier 'croissance bleue' (gestion des stocks de poissons et aménagement du territoire) par la Grèce et le Monténégro, le pilier 'interconnexion des réseaux de transport et d'énergie' par l'Italie et la Serbie, le pilier environnemental par la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine et, enfin, le pilier 'tourisme durable' par la Croatie et l'Albanie.

Pas de diplomatie. Chaque ministère responsable dans ces pays nommera un coordinateur qui sera responsable de la mise sur pied du plan d'action. Celui-ci reprendra les projets les plus avancés à mener à bien dans le cadre de cette stratégie, la Commission aura avant tout un rôle de facilitateur. Le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un exercice diplomatique « où les ministres se rencontrent une fois par an ».

Financement. Il n'y a pas de déblocage de subsides prévu pour la mise en oeuvre de la stratégie. Elle pourra plutôt puiser dans la manne des fonds structurels européens ou de préadhésion. M. Hahn estime qu'il n'y a pas de risque que cette manne vienne à court, puisque ces pays sont justement confrontés à des problèmes d'absorption des fonds. La stratégie permettra donc, au contraire, de surmonter ce problème.

Priorité italienne. Le Conseil et le Parlement devront avaliser cette macro-stratégie, le Conseil devrait en être informé dès lundi 26 juin, lors du Conseil Affaires générales. La présidence italienne, lors du second semestre de cette année, prévoit d'oeuvrer à l'adoption de cette stratégie au plus tôt. Dans le meilleur des cas, la stratégie pourrait être opérationnelle dès le début de l'année 2015. (MD)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE