Bruxelles, 10/06/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, reconduit dans ses fonctions après les élections du 17 avril dernier, a indiqué, au cours de la présentation de son programme, jeudi 5 juin, que la règle '51/49', dont l'abolition est demandée par l'UE, ne sera pas envisageable avant « 4 à 5 ans ».
Cette règle, qui oblige les investisseurs étrangers à ne pas détenir plus de 49% du capital de sociétés implantées, conditionne aussi l'adhésion du pays à l'OMC, en cours de négociation.
Le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a abondé dans le même sens, ce week-end, en marge de la visite du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, chargé aussi du commerce extérieur. Des « assurances » à cet égard ont été données aux entreprises françaises représentées auprès du ministre algérien au cours de cette mission. La règle '51/49' est une « mesure transitoire, il n'y a jamais eu la volonté d'avoir une emprise sur le management des entreprises créées dans le cadre de cette loi ». Il cite pour « preuve (que) les meilleures opérations faites jusqu'à maintenant se sont faites » dans le cadre de cette règle. Et « ces entreprises ont toutes bénéficié d'un management étranger », a-t-il affirmé (FB)