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Bulletin Quotidien Europe N° 11097
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) israËl

Pour M. Barroso, la réconciliation palestinienne est nécessaire

Bruxelles, 10/06/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souligné samedi 8 juin que la réconciliation palestinienne était nécessaire pour une solution à deux États. « La réconciliation (palestinienne) est en fait une condition pour la mise en oeuvre réussie d'une solution à deux États », a-t-il expliqué lors d'une conférence à Jérusalem. Il a ajouté que cette réconciliation ne devait pas être « considérée comme un obstacle à la poursuite des négociations ». « Nous sommes d'avis que, dans l'intérêt d'un futur accord de paix et d'un gouvernement légitime et représentatif, une réconciliation intra-palestinienne selon les principes énoncés dans le discours du président Abbas au Caire en mai 2011 - et cette condition préalable est très importante - doit être soutenue », a ajouté M. Barroso. Israël a considéré que cette réconciliation revenait à enterrer le processus de paix.

Le président de la Commission a rappelé que tout gouvernement palestinien devrait respecter le principe de la non-violence, s'engager à parvenir à une solution à deux États et à un règlement pacifique et négocié du conflit israélo-palestinien, et accepter des accords et obligations antérieurs, y compris le droit légitime d'Israël à exister. Selon lui, la réconciliation palestinienne, si elle se fait dans le strict respect de ces principes, « ne sera pas un moyen de donner une voix à des terroristes » mais au contraire aiderait à leur isolation et leur marginalisation.

Faire un pari sur la paix

M. Barroso a aussi souligné que les efforts « considérables » déployés pendant 9 mois pour trouver un accord de paix ne devaient pas être perdus. « La 'pause' dans les négociations en cours est intenable à long terme », a-t-il prévenu, encourageant à persévérer dans la voie des négociations.

M. Barroso a rappelé que plusieurs initiatives de paix avaient déjà examiné plusieurs options sur les questions du statut final et que des projets de plans de paix étaient sur la table. Il est nécessaire maintenant, selon lui, d'avoir « le courage politique des deux côtés pour faire le pas décisif ». « Il est clair que les concessions nécessaires seront douloureuses (…) mais les deux parties ont besoin de faire un pari sur la paix », a-t-il ajouté. « Le statu quo peut sembler politiquement plus sûr à court terme, mais il n'offre pas de gains à long terme », a-t-il rappelé.

Le président de la Commission a précisé qu'aucune mesure qui mettrait en péril la viabilité d'une solution à deux États ne devait être prise, réitérant les profondes préoccupations de l'UE sur le fait que la colonisation qui se poursuit éloigne cette solution. (CG)

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