Bruxelles, 10/06/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé, mardi 10 juin à Harpsund, en Suède, avoir trouvé un accord avec ses homologues allemand, néerlandais et suédois « pour combattre les abus à la liberté de mouvement » dans l'UE, rapporte l'AFP. Le Premier ministre conservateur s'exprimait en marge d'un mini-sommet convié par le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, au cours duquel il a notamment été question de la succession controversée de José Manuel Barroso à la tête de la Commission.
Cet accord n'a pas été détaillé mais reprend une vieille antienne du Premier ministre Tory qui avait notamment concentré ses critiques sur les travailleurs roumains et bulgares, accusés de venir en masse au Royaume-Uni et de déstabiliser le système social. Ces préoccupations avaient d'ailleurs été partagées dès le printemps 2013 par l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche qui avaient produit une lettre commune sur ce sujet et interpellé la Commission. Sans détailler l'accord, David Cameron a dit que les leaders étaient « convenus que nous devions travailler ensemble pour combattre les excès de la liberté de mouvement ». « Il est exact que nous devons être libres de voyager dans toute l'Europe pour travailler, mais pas que nous devons être libres de profiter indûment des systèmes de protection sociale », a ajouté David Cameron.
Cette annonce sonne en tout cas comme une nouvelle mise en garde adressée à Jean-Claude Juncker, candidat PPE à la succession de M. Barroso. Le Luxembourgeois ne veut lui pas toucher au principe de libre circulation et a dit à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas « gonfler le problème ». « Seulement 2,4% des Européens vivent dans un pays autre que leur pays d'origine », avait assuré le candidat lors de la campagne électorale. « La libre circulation est l'une des quatre libertés fondamentales du traité de Rome. On ne peut pas laisser les capitaux circuler et arrêter les hommes », avait estimé M. Juncker. (SP)