Bruxelles, 10/06/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, et français, Laurent Fabius, ont estimé chacun de leur côté, mardi 10 juin, qu'il y avait un espoir de désescalade en Ukraine. « Je ne dis pas que nous avons déjà trouvé une issue à la crise, mais l'escalade a fait place à une nouvelle atmosphère. (...) Nous voyons le bout du tunnel », a expliqué M. Steinmeier, à l'issue de discussions avec ses homologues russe et polonais. « Nous sommes dans une situation où il y a la possibilité d'une désescalade », a-t-il ajouté, précisant que toutes les parties étaient prêtes à agir pour cela. M. Fabius a, lui, considéré qu'il y avait « la perspective, l'espoir d'une désescalade ».
Par ailleurs, présent le 7 juin à l'investiture du président ukrainien, Petro Porochenko, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a souligné qu'un « dialogue inclusif et global (aurait) sans aucun doute un rôle important dans l'avancée du processus de transformation » de l'Ukraine. Selon lui, la nette majorité qu'a recueillie M. Porochenko lors des élections (54,7% des voix) montre « la détermination du peuple ukrainien à ramener la stabilité dans son pays et à surmonter les défis auxquels il est confronté ».
Dans son discours inaugural, M. Porochenko est revenu sur l'avenir européen de son pays.
« Nous avons besoin de signer le volet économique de l'accord (d'association) dès que possible », a-t-il expliqué. Et d'ajouter: « nous n'avons pas le droit de retarder la signature de la partie économique ». Il a précisé qu'il considérait cet accord comme « la première étape vers la pleine adhésion à l'UE ». Le nouveau président a aussi annoncé que, si la première étape pour l'introduction des visas est terminée, « nous parviendrons à terminer la deuxième étape très rapidement pour que les Ukrainiens puissent être en mesure de voyager sans visa à partir de janvier 2015 ». (CG)