Bruxelles, 08/05/2014 (Agence Europe) - La persistance de désaccords sur « trois ou quatre questions épineuses » du contenu de l'accord de libre-échange scellé par un accord de principe entre l'UE et le Canada à l'automne 2013 requiert « plus de temps » dans le processus vers sa signature et sa ratification, a admis le commissaire Karel De Gucht, jeudi 8 mai à Bruxelles.
M. De Gucht a informé jeudi le Conseil sur les progrès des négociations sur les questions techniques à résoudre dans le cadre de l'accord économique et commercial global avec le Canada (CETA). Six mois après l'accord de principe conclu sur ses éléments essentiels entre le président de la Commission, José Manuel Barroso, et le Premier ministre canadien, Stephen Harper, le 18 octobre 2013 (EUROPE 10946), le CETA n'est toujours pas finalisé, Européens et Canadiens devant encore s'entendre sur certains aspects techniques et juridiques (EUROPE 11069). « Pour être franc, les discussions techniques se sont révélées plus difficiles de ce à quoi nous nous attendions », a admis le commissaire, citant, parmi les « questions les plus épineuses », la gestion des quotas tarifaires d'importation.
Salué comme une première étape vers la mise en place d'un libre marché transatlantique, le CETA est censé faire croître de 23% les échanges bilatéraux, pour une valeur de près de 26 milliards d'euros, dont un gain de 12 milliards d'euros par an de PIB pour l'UE. (EH)