login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11075
Sommaire Publication complète Par article 20 / 38
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Nouvelles accusations de l'Ifo à propos des chiffres de la 'troïka'

Bruxelles, 08/05/2014 (Agence Europe) - Le président de l'institut Ifo, Hans-Werner Sinn, a accusé les institutions de l'UE de « trafiquer » les données des finances publiques grecques en vue des élections européennes imminentes. « En vérité, la Grèce est toujours loin de retrouver une santé financière », a-t-il estimé, alors que la Commission a annoncé le 23 avril que le pays était parvenu à dégager un excédent budgétaire primaire de 0,8% du PIB en 2013 (EUROPE 11064). Les critiques de l'Ifo s'étaient déjà faites entendre ce jour là, puisque, le matin même, les données d'Eurostat révélaient un déficit primaire de 8,7% du PIB (12,7% moins 4% pour le service de la dette). Simon O'Connor, porte-parole de la Commission pour les affaires économiques et monétaires, avait alors expliqué qu'il s'agissait de la définition du solde primaire telle que retenue dans le programme d'ajustement grec. Du calcul avait notamment été retirée l'aide apportée aux banques (10,8% du PIB) pour, selon M. O'Connor, « mieux refléter la position budgétaire » du pays.

Les critiques de l'Ifo ont été par la suite exacerbées par le fait qu'Eurostat a supprimé il y a quelques jours ses propres données relatives à la Grèce. Contacté par Ifo, Eurostat a répondu que le déficit primaire statistique ne faisait pas partie des données utilisées pour déterminer un déficit excessif, d'où la raison de son retrait. Du côté de la Commission, on indique que, puisque les deux indicateurs (celui de la 'troïka' et celui d'Eurostat) portent le même nom, Eurostat a décidé de retirer le sien pour « éviter la confusion ». Toutes ces données sont toutefois représentées dans le rapport de suivi de la 'troïka' et dans les dernières prévisions macroéconomiques de la Commission publiées lundi 5 mai. L'Ifo dénonce donc un manque de cohérence.

Du côté grec, une source a mis en avant le fait que, contrairement aux programmes d'ajustement des autres pays sous assistance financière, les objectifs pour la Grèce ont été fixés en termes de réduction du déficit primaire et non du déficit, « un objectif bien plus difficile ». De plus, ont été également exclus du calcul du solde primaire les profits engendrés par les membres de l'eurozone sur les prêts à la Grèce et rétrocédés ('SMP' et 'ANFA'), ce qui a réduit d'autant le chiffre final. (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE