Bruxelles, 24/03/2014 (Agence Europe) - Le candidat du parti PPE à la présidence de la prochaine Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a appelé l'UE à protéger la Moldavie, alors que la région séparatiste de Transnistrie voudrait se rattacher à la Russie, dimanche 23 mars.
« Après les événements en Ukraine, il est maintenant extrêmement urgent que les Européens signent un accord d'association avec la Moldavie très rapidement, c'est-à-dire dans les prochaines semaines », a expliqué M. Juncker au quotidien Welt am Sonntag. Le président russe, Vladimir Poutine, « doit savoir qu'il ne peut pas faire en Moldavie ce qu'il a fait en Crimée », a-t-il souligné, ajoutant que l'UE devait « stabiliser la Moldavie et la lier à l'Ouest ». « Sinon, elle risque d'être la prochaine victime d'une agression russe ».
Lors du Conseil européen, les Vingt-huit ont souligné qu'ils voulaient signer cet accord « au plus tard en juin 2014 » alors qu'ils avaient précédemment choisi août comme date limite (EUROPE 11044).
« Nous sommes préoccupés par (…) ce qui peut arriver en termes de pression. Et nous sommes prêts pour cela », a expliqué la Haute représentante, Catherine Ashton, intervenant au Brussels Forum le 22 mars.
Depuis Chisinau, le président du groupe S&D au PE, Hannes Swoboda, a souligné, lundi 24 mars, que la situation en Transnistrie demeurait « une préoccupation en raison de l'incertitude et du manque de clarté concernant le comportement des autorités et entreprises russes envers le gouvernement et la population moldaves ». Il a salué l'action du gouvernement moldave qui, tout en ayant une « vision pro-européenne claire », maintient un dialogue « complet » avec la Russie. Une attitude qui, selon lui, « contribue grandement à maintenir la stabilité et la sécurité » dans la région. (CG)